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 (PV Lysandre) Une sortie qui devait être sympathique...

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Date d'inscription : 17/10/2016

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Théorème
Abigail Herl





MessageSujet: (PV Lysandre) Une sortie qui devait être sympathique...   
Dim 8 Jan - 19:31
Une sortie qui devait être sympathique...
C’est un beau jour pour se balader. Le ciel est assez bleu, les rayons du soleil réchauffent les visages glacés par le froid. Au fil des dialogues, des nuages brumeux sortent de la bouche des interlocuteurs. Les branches des arbres sont nus de toute verdure, les chats errants s’abritent où ils peuvent. Les écharpes, les bonnets, les manteaux en laine défilent sur les trottoirs. Ca y est, l’hiver est bien là.

C’est aujourd’hui qu’Abigail décida de se balader en ville. En se levant ce matin et en voyant le beau temps, n’ayant personne avec qui se balader, elle avait décidé qu’elle irait seule en ville. En ville, c’est vaste… Elle comptait aller à la place du marché, elle cherchait spécialement un fleuriste pour pouvoir décorer sa chambre avec quelques êtres végétaux.

Avant de s’aventurer dans le climat hivernal, Abi avait enfilé son manteau beige, une belle et chaude écharpe bordeau. Dessous, un gros pull en laine grise, un jean et de grosses chaussettes qui montent bien hauts. Le pied ! Sans mauvais jeu de mots.

Traverser le quartier pour atterrir à la place du  marché n’était pas une mince affaire. Il fallait soit s’y rendre à pied, soit en bus. Et vu la température, mieux valait prendre le bus pour ne pas risquer d’attraper un rhume. Aaah, les transports en commun. Quelle joie pour Abigail. Elle qui déteste être entourée d’inconnus et surtout, n’ayant pas l’habitude de prendre le bus, elle était assez anxieuse à cette idée.

Elle sortit de l’académie par le grand portail luxueux. A chaque fois qu’elle passait à travers, elle était toujours ébahie par l’élégance de cette entrée, élégance se propageant à travers toute l’académie. Elle avait beaucoup de chance d’avoir été admise dans un établissement pareil, elle y était vraiment bien.

Elle marchait jusqu’à l’arrêt de bus, emmitouflée dans son écharpe.

Allez Abi, ça va bien se passer. Tu entres, tu demandes un ticket au monsieur, tu dis merci, et tu vas t’asseoir à la première place que tu vois…

Le bus arrive. Ca y est, c’est parti. Abi respira un coup avant de s’aventurer dans le véhicule. Elle prit les pièces qu’elle tenait fort dans la poche de son manteau, et les tendit au conducteur :

- B, bonjour, un ticket, s’il vous plait

Le conducteur lui donna son billet, sans rien dire, et laissa donc Abi s’asseoir. Place en vue, près de la fenêtre, c’est parti, Abi y fonce. C’est sa toute première sortie en ville ! Elle est assez excitée à l’idée de découvrir un tout nouveau décor. C’est bête, elle n’a pas vraiment sympathisé avec des personnes de l’académie, sinon, elle aurait proposé à quelqu’un de venir avec elle. Car bon, même si elle était enthousiasmée par l’idée de se balader en ville, être seule dans cette immensité de foule l’effrayait un peu. Enfin, immensité… D’après Abigail, hein. Pendant tout le trajet, elle avait “Für Elise”, de Beethoven. Ca la relaxée un peu. Même si le sentiment d’oppression qu’elle ressentait était bien présent, vu le monde qu’il y a.

Ca y est, le bus arrive à destination. Après avoir laissé passer quelques personnes, Abi descend et peut enfin contempler la place. Quelques étales, une épicerie, bref, rien de très grand, mais c’est vrai qu’on est pas à la place centrale. Après un coup d’oeil balayant l’ensemble de la place, Abi repéra très vite une belle vitrine de fleuriste. Cible verrouillée, c’est parti.

La jeune fille passe devant les stands de carottes, de pommes de terre, de vin chauds, de crêpes. Les marchés de Noël étaient peut-être terminés, mais certains vendeurs continuent à faire perpétuer l’ambiance de Noël, et c’est très agréable. Elle arrive enfin à sa destination. Un bâtiment assez petit, et assez reculé par rapport aux stands et la foule. Mais c’est ce qui rendait le coin assez calme. Abi contemplait la vitrine, regardant les bouquets de fleurs, les décorations florales, les statuettes.

Des orchidées, des roses, des anéniums, des compositions avec des calcéolaires et des freesias, c’est super joli ça ! Oh, une statuette de chats !

C’était le paradis pour Abigail. Elle décida de passer à l’action : peu importe le regard du vendeur, elle allait repartir avec quelques fleurs à la main ! Après être entrée dans la boutique, une odeur douce vient s’abattre sur les récepteurs olfactifs d’Abi. C’est comme un endroit paradisiaque, à l’écart du monde froid et rude, c’est comme un échappatoire à la morosité de la réalité. La jeune fille aime se rendre dans ce genre d’endroits, ça la repose, la calme. Elle contempla toutes les plantes fleuries qui se trouvèrent sous ses yeux. Rouges, roses, jaunes, oranges, violettes, blanches, toutes ces couleurs, toutes ces odeurs. Abi a fait son choix : ce sera une belle orchidée, une statuette de chat et un bouquet à base de fleurs de lys, de lavande et de freesias. Après avoir payé ses achats, la fillette ressorti, satisfaite de sa petite transaction.

Miaouuuu..

Ah, il ne manquait plus que ça pour transformer cette formidable journée en journée exceptionnelle : un chat. Et en plus un chat errant. Et qui dit chat errant, dit chat abandonné, et chat en manque de caresses ! La fan des chats s’avance doucement, en suivant le chat qui se dirige vers une petite rue encore plus abrité de la foule. Elle est quasiment déserte.

La jeune fille pose ses affaires, s'assied sur un rebord de mur, et commence à caresser le chat. Il faisait froid, cette pauvre bête doit être gelée, malgré sa fourrure. Ca lui fait de la peine, de voir de pauvres petits êtres abandonnés à eux-mêmes par ce temps. Elle continue ses câlins, tout en restant blotti dans son manteau.

- Bah alors gamine, on se promène ?!

Ca, c’est pas une voix que je connais…

Abi relève la tête alors que son chat s’en va, sentant sûrement les mauvaises ondes qui se dégageaient du jeune homme. Il était assez grand, et avait sûrement 20 ans. Brun, cheveux en brosse, un piercing à l’arcade. Et un regard… Un regard sarcastique et tellement snob. Jambes tremblantes. Tête qui tourne. Abigail déteste ce genre de situation. Elle décide de ne rien dire, attendant que le moment passe, enfin, s’il veut passer.

- Pourquoi tu réponds pas ?! Eh mais dis-moi, t’as acheté de beaux trucs, là… Laisse-moi d’viner, t’es une p’tite bourge pleine de thunes ?

Le jeune homme pointait du pied les fleurs tandis qu’il continuait à parler.

Non, non, pas mes fleurs. J’veux pas qu’il touche à mes fleurs. Non, non, pas ça. Mes fleurs, mes belles fleurs..

- On se connaît ? Il me semble pas. Donc au revoir.

Abi se leva, ramassa ses affaires avant de commencer à vouloir faire quelques pas. Soudain, elle sentit une pression sur son épaule droite. Oh non, le garçon avait vraiment l’objectif de l’ennuyer jusqu’au bout…

- Tu me dépannerais bien de quelques billets, hein ? Tu vas pas refuser ça, la bourge !

La… bourge ? Il m’a bien appelée.. La… bourge ?

Et en plus il voulait la racketter. C’est la cerise sur la saucisse de Francfort, ça ! Malgré ses airs d’enfant insouciante et sans défense, Abi commençait vraiment à bouillir

- Dégage ! Tu m’connais pas, je te connais pas, donc tu dégages !

Il la regardait fixement. Et souriait. En un geste, il lui arracha sa statuette de chat des mains, avant de la balancer contre un mur. C’en était trop. Abi posa rapidement mais avant grand soin le reste de ses paquets, et s’avança près du garçon. Pleine de colère qu’on puisse lui manquer ainsi de respecter, elle serrait les poings, le regard noir. Mais que pouvait-elle faire contre un gars de 20 ans ?

Elle tente de lui asséner le coup fatal : un genou entre les jambes. Mais le garçon bloque le coup, ce qui fait que le genou d’Abi atterrit dans le vide. Le jeune homme la pousse un grand coup vers le mur, ce qui coupa la respiration d’Abi pendant une fraction de seconde.

- Habituellement, j’tape pas les fillettes, mais vu que tu m’en donnes pas le choix…

Dans quel merdier j’me suis fourrée… C’est pas possible Abi, pourquoi es-tu venu ici ? Pourquoi tu as suivi ce chat ? Et pourquoi tu as voulu acheter des fleurs aujourd’hui ?

C’était mal barré pour Abi. Collée contre le mur, le garçon s’avançant vers elle, elle tenta le tout pour le tout et lui asséna un coup au visage. Malheureusement, et comme on aurait pu le prévoir, ce coup n’était pas non plus des plus forts. La jeune fille se retrouva une fois de plus poussée contre le mur froid.

C’est la fin, c’est la fin, c’est la fin…


 

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