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 Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]

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Charlotte White



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MessageSujet: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Mar 1 Nov - 22:53


Premier jour, première consultation
Faisons ça de toute façon avons-nous le choix?


Le soleil se lève doucement et une nouvelle journée commence, en fait il n'y a rien d'étrange, rien d'inhabituel là dedans. Ce phénomène qui nous semble banal ne l'est pas, pas aujourd'hui pas pour la petite Charlotte qui se lève difficilement. C'est aujourd'hui que la jeune fille quitte la dernière personne, qui tient à elle, pour aller à l'académie Alsbach. Une académie allemande. Allemande, pendant quelques jours la jeune fille s'est toujours demandé pourquoi aller en Allemagne sachant que son niveau de langue est passable. Son père lui avait simplement répondu qu'elle devait changer d'air et voir le pays de sa mère, cette femme qu'elle avait frappée une fois.

La blonde s'étira doucement et retira quelques mèches qui tombaient devant ses yeux. Son regard se posa sur la fenêtre, l'extérieur était encore un peu sombre, mais les rayons du soleil se battaient pour éclairer le monde. Comme d'habitude la chambre de la jeune fille était complètement éclairée, jour comme nuit, Charlotte sauta donc sans crainte de son lit pour s'habiller. Une tenue était déjà prête, installée sur une chaise. Son père était déjà passé et lui avait donné une tenue sobre, convenant à des températures froides. La blonde s'habilla sans faire d'histoires, sachant que de toute façon ça ne servirait à rien du tout.

Après cela la matinée passa très vite pour la simple raison qu'elle devait faire un long voyage afin de se rendre dans son établissement. Le petit déjeuner se passa calmement, son père lui rappelant ce qu'il fallait faire si jamais elle commençait à se sentir mal. Le regard de Charlotte se posa sur le visage de son père, celui-ci semblait inquiet, mais moins qu'avant. La veille encore il lui avait fait tout une explication pour être sûr que la jeune fille ne se sente pas abandonnée. Être abandonné par son père semblait être un fait irréel aux yeux de la jeune fille.
Une fois le petit-déjeuner terminé, les deux sortirent et prirent la voiture jusqu'à l'académie. Le chemin était long et ils firent beaucoup de pauses, surtout lors du déjeuner. Le temps n'était pas très favorable aux déplacements, parfois clair, parfois menaçant. Il était très difficile de savoir ce qu'il allait arriver, mais afin de ne pas avoir de problèmes quelconque Charlotte s'endormait contre la fenêtre froide.

La voiture s'arrête et une main réveille la jeune fille qui se retrouve avec une jolie marque sur la joue. La journée est passée et Charlotte se retrouve près de l'académie au début de l'après-midi. Son père descend et sors les affaires de sa fille, celle-ci descend à son tour pour voir qu'elle a un petit bout de chemin à faire à pied avant d'arriver vraiment. Son père lui explique qu'il ne peut pas aller plus loin sinon il ne pourrait pas rentrer. Après des adieux rapides, la voiture s'éloigne doucement sous le regard bleu de la jeune fille.
Charlotte prend sa valise et met son sac sur le dos avant de commencer à marcher vers l'académie vérifiant qu'elle n'avait pas oublié de prendre le plan général. Une marche longue et lente, car elle ne voulait pas tenter le diable et ce fouler quoi que ce soit le premier jour. Après un certain temps, elle finit par passer le portail de l'académie sur lequel on pouvait voir deux énormes lettres, ou plutôt deux fois la même : « AA ». Sans doute avaient-ils eu la flemme d'écrire « Akadémie Alsbach » en entier, trop fatiguant.

Tout en avançant dans l'académie, Charlotte sortit le plan et tenta une première approche, posant son doigt sur le portail et traçant fictivement un chemin jusqu'au bâtiment principal. On lui avait dit qu'elle devait aller voir le psychologue de l'établissement le plus vite possible. Par là Charlotte avait compris, tout comme son père, dès son arrivée à l'académie. On avait pris soin d'écrire où se trouvait le bureau du psychologue sur la lettre et donc un RDV P écrit en rouge fut écrit sur le plan. Elle devait y aller avant de faire quoi que ce soit, au moins cela quelque chose à faire en moins. Tout en se dirigeant vers le bureau la jeune fille se demandait si on allait augmenter le nombre de séance ou faire quelque chose de totalement différent.

Une fois devant le bâtiment principal, la blonde s'arrêta et posa sa valise sur le sol poussiéreux. Tout en reprenant son souffle elle observa le bâtiment qui lui sembla énorme, mais il fallait dire qu'elle n'était pas bien grande non plus. Après quelques minutes, pendant lesquelles elle ne fit qu'observer l'environnement, Charlotte finie par prendre sa valise et entra dans le bâtiment en poussant doucement la porte. Derrière il y avait un certain silence, non pas un silence de mort, mais un silence qui témoignait que les autres personnes devaient travailler. Il fallait dire qu'à une heure comme celle-ci c'était plus que probable.

Une nouvelle pause pour regarder dans quelle direction elle doit aller, puis elle s'avance sans vraiment détailler la pièce. Les brèves secondes d'observation, non voulues, lui firent afin de dire qu'elle se trouvait dans un endroit très différent du sien, mais comment pouvait-elle juger alors qu'elle n'était encore jamais entrée dans un établissement d'enseignement ? Elle se contenta d'avancer doucement jusqu'au bureau du psychologue suivant certains mots clé comme bureau. Après un petit moment de recherche elle finit par arriver devant le fameux bureau. Elle frappa doucement à la porte et attendit. Rien un silence régna. La jeune fille se gratta la tête, sans doute qu'elle devait être occupé avec quelqu'un d'autre ou qu'elle était partie chercher quelque chose. La jeune fille ne pouvait pas en vouloir au psychologue pour la simple raison qu'elle n'avait pas pris de rendez-vous, on lui avait juste dit de venir au plus vite.

Charlotte soupira en regardant un peu dans tous les sens puis finit par s’asseoir sur le sol à côté de sa valise, tentant de ne pas regarder les murs de peur de voir encore des choses. Elle posa son front sur ses genoux et attendit tranquillement.


-hum … j’espère qu’elle est dans l’établissement et qu’elle n’est pas partie sinon je risque d’attendre longtemps moi …



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Satoru Kobayashi



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Sam 5 Nov - 19:54


Plongé dans son libre, il attendait sagement que quelqu’un daigne venir. La matinée lui avait paru complètement ennuyeuse, insignifiante et vide. Il en aurait presque regretté que personne ne soit venu lui raconter quelque chose d’insipide et de profondément banal. Au moins, il aurait eut d’une part la vague impression de faire son travail, d’autre part quelque chose qui l’occuperait et le détournerait des pensées parasites qui venaient lorsqu’il n’avait rien à faire. Un certaine Alexander s’y trouvait fort souvent, et un peu trop à son goût. Il avait beau tenter de le balayer, ce dernier revenait toujours d’une manière ou d’une autre le persécutant comme un petit démon qui vivrait dans sa tête. Les cornes lui iraient bien ceci dit. Tout à fait dans le ton de ce que ce petit diablotin taquin risquait de faire. En vérité, cela faisait quelques jours qu’il ne l’avait qu’entraperçu dans un groupe. C’était sans compter les nombreuses fois où il avait cru le voir sans réaliser que c’était une illusion. Il le voyait un peu partout et cela lui déplaisait autant que ça lui faisait plaisir. Las de toujours ressasser les mêmes choses mais également d’avoir tourné en rond comme un animal en cage toute la matinée, il se décida à aller sortir dans le parc laissant une pancarte qui indiquait qu’il serait rapidement de retour. Sans doute pas plus d’un quart d’heure de marche, juste de quoi se dégourdir les jambes et inspirer l’air frais qui peut être lui insufflerait enfin des pensées plus agréables.

Le chemin le mena dans les jardins d’Alsbach qui embaumait la fraicheur et l’herbe mouillée. Lentement, il se laissa porter par ses pas se dirigeant dans un coin plus éloigné tournant lentement autour du manoir regardant les arbres déjà aperçus, les buissons fleuris et autre curiosité qui aurait pu auparavant échapper à son regard. Inspirant une dernière goulée d’air, il se tourna pour retourner à son bureau soudainement inquiet qu’on soit arrivé pendant qu’il n’était pas là. L’idée l’avait traversé comme une flèche. Un peu angoissé sur les bords, l’homme se hâta pour se diriger vers son petit coin réservé. Il n’avait pas fini de parcourir le couloir qu’il remarqué une demoiselle prostrée sur le sol repliée sur ses genoux. Ce qu’il craignait s’était effectivement produit pendant son absence. Le jeune homme se sentit confus, un peu troublé par l’idée d’avoir presque failli à sa tâche mais il se rabroua rapidement. Elle ne devait pas être présente depuis bien longtemps vu le peu de temps que le japonais avait mis pour parcourir l’endroit. Tout au plus un quart d’heure s’était écoulé, il venait de vérifier sur l’horloge murale de l’entrée. Alors à moins d’une distorsion dans le temps, ce n’était absolument pas possible. La phrase prononcée à mi-voix le surpris un peu. Elle ? Est-ce que la jeune demoiselle s’était trompée ? Pourtant vu son attitude de renfermement sur elle-même et son attitude prostrée contre le mur, il était fort probable que ce soit la jeune fille dont on lui avait parlé tantôt. Certes, on l’avait prévenu qu’elle risquait de passer dans la journée mais personne n’avait jugé bon de l’informer. Afin de savoir si elle s’était trompée, il s’approcha donc se penchant se retrouvant à genoux à sa hauteur alors qu’il tapotait doucement son épaule pour attirer son attention.

- Bonjour, tu es perdu peut être ?

Les yeux bleus se tournèrent vers lui. Elle semblait l’observer un peu comme une personne qu’on aurait tiré de sa rêverie. Il décida de rajouter des précisions quant au elle qu’il avait entendu.

- Tu es devant le bureau du psychologue et je t’ai entendu parler d’un elle alors je ne suis pas sur que tu ais atterri au bon endroit. Ça se comprend, il est vraiment difficile de se repérer par ici.

Il préféra commencer par voir si l’erreur en était bien une avant de la confondre avec sa patiente ce qui risquerait d’être un peu gênant et même vexant pour certain. Certes, Satoru ne voyait pas cela comme ça mais tout le monde avait des avis, des a priori différents alors valait-il mieux sans doute jouer la carte de la politesse. Il jeta un œil à sa valise et comme en vérité, il n’avait pas grand-chose à faire, décida de commencer une conversation. Le jeune Kobayashi avait cette faculté de pouvoir parler de tout et n’importe quoi comme s’il connaissait les gens depuis toujours mais sans familiarité exagérée juste avec une cordialité assez agréable. Son comportement changeait selon les personnes. Normalement, il aurait eut plus de mal à aller discuter avec la jeune demoiselle blonde qui se trouvait en face de lui de par sa nature mais il avait senti comme une fragilité et instinctivement il s’était mis dans la peau du psychologue en oubliant sa vague animosité.

- Tu viens tout juste d’arriver et l’entrée est assez facilement trouvable, tu cherches ta chambre peut être ou quelque chose de précis ? Je peux te montrer si tu veux je connais un peu à force.

En disant, ces quelques mots, il réalisa qu’il ne s’était même pas présenté convenablement, ha ça c’était très intelligent, surtout très impoli en vérité. Une légère rougeur naquit sur ses joues alors qu’il se demandait si on n’allait pas le trouver un peu étrange de poser toutes ces questions mais encore plus sans avoir ne serait-ce que pris la peine de décliner son identité comme on disait.

- Quel malpoli, j’ai oublié de me présenter convenablement. Je m’appelle Satoru Kobayashi, je suis le psychologue de l’académie.

Il se redressa un peu, ses genoux commençant à devenir vaguement douloureux à cause de la position. Les rhumatismes commençaient tôt pensa-t-il avec une certaine ironie. Il tendit ensuite une main à la jeune blonde pour l’encourager à se redresser elle aussi afin qu’ils trouvent ensembles le lieu visé par la demoiselle mais également parce qu’ils ne pouvaient pas se permettre de rester ici indéfiniment en plein milieu d’un couloir. Ses yeux glissèrent dans ceux de l’adolescente alors qu’il lui offrait un de ses sourires chaleureux qui vous mettent en confiance dont il avait le secret.




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Charlotte White



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Sam 5 Nov - 22:52



Assise sur le sol, le front sur les genoux, la blonde attendait tranquillement que la psychologue revienne de sa promenade, en espérant qu'elle revienne aujourd'hui et non le lendemain ou plus tard dans la semaine. Pendant un bref instant elle se demandait si elle n'aurait pas dê appeler l'établissement pour informer la psychologue de son arrivée, seulement pour éviter ce genre de situations. Même si elle se disait ça, ça n'aurait servi à rien, si cette procédure aurait été nécessaire son père l'aurait fait tout de suite. Charlotte soupira à nouveau, le sol était froid et comme tous les sols, il était froid, très froid. La fraicheur réussissait à traverser ses vêtements chauds et pendant un instant elle se demandait si elle n'allait pas congeler avant l'arriver de la psychologue. Elle rigola intérieurement, bien évidemment, ça n'était pas possible de congeler ici, peut être que la fatigue du voyage l'avait fait perdre toutes les notions de base élémentaire.

Le couloir ramenait un son à ses oreilles, des bruits de pas, quelqu'un arrivait. Les sons n'étaient pas le genre de sons qu'on s'attend à entendre lorsqu'une femme marche, car souvent elles portent des talons. Pensant que toutes les femmes normales devaient en porter la jeune fille en conclue qu'il ne s'agissait pas de la personne qu'elle attendait et ne bougea pas. La personne semblait s'être arrêtée pas loin d'elle et Charlotte releva légèrement la tête pour voir un homme à côté d'elle. L'inconnu c'était accroupit pour se mettre à sa hauteur avant de prendre la parole. Perdue ? Elle ? Pourquoi lui posait-il cette question, sans doute était ce parce qu'elle s'était assise sur le sol. Elle releva un peu plus la tête pour mieux voir l'homme. Celui-ci reprit rapidement la parole avant même qu'elle ait le temps de réagir.

Oui, elle savait parfaitement où elle était, devant le bureau de la psychologue comme c'était noté sur le panneau et sur son plan. Elle s'était donc trompée ? Il devait y avoir un autre bureau et donc plusieurs psychologues dans l'établissement ? Décidément elle commençait bien, attendre devant le mauvais bureau. L'homme avait ajouté qu'il était difficile de s'y retrouver à l'académie, en entendant ces mots, Charlotte ne pouvait qu'être d'accord et fit un petit mouvement de tête. L'homme n'avait pas l'air méchant bien au contraire et celui-ci réussit à lui prendre un sourire. Sourire était sa façon de remercier les gens, étrange ?

Etrange, oui et non. Il fallait dire qu’il l’avait bien aidé, maintenant qu’elle avait perdue des précieuses minutes à attendre devant le mauvais bureau elle allait sans doute pouvoir trouver le bon bureau. Et comme si l’homme lisait en elle, il lui proposa de l’aider à trouver sa chambre ou plus simplement ce qu’elle cherchait avant d’atterrir ici. Elle se redressa, de façon à avoir le dos collé contre le mur, avant de prendre la parole.


-En fait … vous voyez on m’a dit d’aller voir la psychologue le plus vite possible. Mais … je ne savais pas qu’il y en a plusieurs alors j’attends devant le mauvais … vous pourriez m’aider à trouver l’autre bureau monsieur ?

Elle garda un petit sourire sur son visage, n'ayant aucune raison de ne pas être aimable avec cet homme. Cet homme qui était encore un parfait étranger, elle parlait avec quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Combien de fois son père lui avait il dit de ne jamais parler à des inconnus, mais dans ce cas-ci c'était différent vu qu'il devait travailler dans l'académie. Et si ça n'était pas le cas, si ça n'était qu'une ruse d'un homme qui veut autre chose ? Une prise de tête, avec des tonnes de suppositions sur l'identité de l'homme, la pris. Il fallait dire qu'elle ne c'était pas non plus présenté, mais l'homme avait bien compris qu'elle était une nouvelle pensionnaire. En même temps comment ne pas le comprendre avec sa valise. Donc s'il avait compris qu'elle était une nouvelle pensionnaire, c'était parce qu'il travaillait ici et donc qu'elle ne risquait rien ... non ?

Charlotte entrait dans une phase, non pas de peur, mais pendant laquelle elle était complètement perdue et ceci pour une raison complètement stupide. Fort heureusement pour elle l'homme se présenta sous le nom de Satoru Kobayashi ainsi que comme psychologue. Elle le regarda assez surprise, elle était donc devant son bureau à lui. Et elle devait certainement déranger ainsi que gêner le passage de ceux qui doivent venir le voir lui. Quoi qu'en y repensant, elle n'avait ni vu, ni entendu la moindre personne.

L'homme se redressa, il fallait dire que rester longtemps dans sa position était très fatiguante pour les jambes. Il lui tendit une main, elle devait se lever aussi. Il fallait dire que s'il acceptait de l'aider à trouver le bon bureau il fallait bien qu'elle se lève sinon ils allaient avoir quelques problèmes. Elle se releva doucement en utilisant le mur comme appui, sans utiliser la main gentiment offerte par Satoru. Ça n'était pas méchant, mais elle ne voulait pas vraiment causer le moindre accident, bien qu'avec son poids plume elle aurait eu beaucoup de mal à le faire tomber.

Une fois sur ses jambes elle remarqua que Satoru était une personne de grande taille, très grande voir trop grande pour elle, mais en même temps qui ne l'était pas par rapport à elle ? Lorsqu'elle vit son visage, la moindre trace de peur, de méfiance ou autre disparut presque tout de suite. La blonde se sentit vraiment stupide d'avoir pu croire un seul instant qu'il s'agissait d'une personne louche et en avait presque honte.


-Je … suis désolé … d’avoir confondu voir bureau avec celui de votre collègue … really sorry !! Lança-t-elle en s’inclinant devant lui. Elle aurait bien voulu s’excuser de l’avoir pris pour quelqu’un de louche, mais elle savait que deux choses du même genre dit en même temps n’étaient pas une chose à faire, enfin c’est ce qu’elle pensait.

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Satoru Kobayashi



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Jeu 10 Nov - 22:28


Le mauvais bureau ? Un autre bureau ? A son humble connaissance en tous les cas, il était le seul et unique psychologue de l’endroit alors cela lui paraissait un peu rocambolesque. La jeune demoiselle semblait figée dans l’idée comme si c’était la seule explication logique. Il lui restait à déterminer pourquoi elle semblait absolument vouloir que le psychologue soit une femme. Ce dernier aurait presque eut envie de ne pas lui avouer de peur de décevoir ses attentes. Constater qu’encore après ces années passées, il ne convenait pas vu une constatation étrange et quelque peu dérangeante mais il n’en tint pas rigueur à la jeune demoiselle. Ses yeux pervenches fixaient la jeune demoiselle se demandant ce qu’elle pouvait bien avoir en tête. Elle lui paraissait réfléchir à toute vitesse. La lueur de ses yeux semblait montrer une forte vie intérieure. Peut être un peu trop forte par rapport à la normale d’ailleurs. Effectivement, elle cherchait bien le psychologue. C’était donc une de ses patientes et son attitude n’exprimait pas le désespoir d’être perdu mais plus le repli sur soi. Son cerveau a lui réfléchissait rapidement alors qu’il ébauchait déjà une réflexion de base, certes à nuancer mais qu’à cela ne tienne, la séance était faite pour cela de toute manière. Malgré cela, la demoiselle lui parut aimable et affable, lui répondant avec douceur. D’autant plus, qu’elle lui parlait alors qu’il était un illustre inconnu. Sans doute un mal être ou bien des troubles plus latents qui évoluaient par phase. Il espérait pour elle que ce soit plus le premier cas que le second parce qu’elle ne guérirait plus rapidement. Le but de l’homme n’était pas de se faire payer pour ne pas aider les gens et de les enfermer dans une spirale mais bien de les aider à aller mieux et à se réintégrer. C’était ce concept qui l’avait poussé à faire ce qu’il faisait et à choisir l’établissement en particulier. Il observa un changement qui lui fit froncer très faiblement les sourcils. C’était comme un voile opaque posé sur son regard, un trouble, quelque chose de perturbant. Elle paraissait un epu perdu, comme surprise de tout ce qui lui arrivait, un peu spectatrice de la scène. Il n’y fit pas spécialement attention non plus, il l’observa se remonter progressivement et sagement comme si elle avait peur de tomber, il laisse retomber sa main offerte afin de la laisser agir à sa convenance. Il fut surpris de la voir si petite une fois debout. Pour un homme, il n’était pas extrêmement grand et pourtant elle mesurait presque deux têtes de moins que lui. La comparaison lui parut un peu ridicule étant donné qu’elle n’avait même pas fini sa croissance mais elle s’était imposée à son esprit d’elle-même. Manifestement, il allait devoir lever l’ambigüité, cette phrase lui vint assez rapidement en tête lorsqu’il constata qu’elle paraissait penser qu’il y avait deux psychologues. Un homme et une femme et qu’elle s’entêtait à vouloir avoir un rendez-vous avec celle-ci d’ailleurs. Une fixation assez peu coutumière, il fallait bien le dire.

Satoru ne communiquait toujours pas bien en anglais mais il avait vaguement compris qu’elle s’excusait. Il avait quelques vagues rudiments même si en vérité, s’était toujours révélé peu capable de le comprendre ou même de le parler. On ne pouvait pas être bon dans tous les domaines. Il ne s’en formalisait pas même si beaucoup parlaient anglais. Il n’était pas foncièrement mauvais en langue mais celle-ci était rentrée presque aussi vite qu’elle en était sorti. Pour ce qui était de l’allemand et du japonais il avait manipulé les deux très tôt jonglant entre les moments où il étudiait et lorsqu’il parlait avec sa mère. Certes, il n’avait pas eut de grandes conversations avec, cette dernière étant plus porté sur le fait de l’enfermer quelque part ou de tenter de le blesser mais cela lui avait fait pratiquer les rudiments. D’autre part, il se souvenait facilement de la domestique avec qui il entretenait parfois des conversations. Une des rares qui demeuraient encore dans sa demeure et avec qui il avait entretenu ce qui ressemblait le plus à un rapport filial. Son père n’avait pas arrangé la donne, trop absent, trop préoccupé par son travail et par les apparences, jamais il n’avait pu échanger plus de quelques phrases avec lui. Cela l’avait peiné lorsqu’il était plus jeune mais avec le temps et l’âge qui passait, tout ça avait largement perdu en importance pour ne devenir qu’un fétu sur un tas de paille blonde. Il s’ébroua un peu chassant pour le moment les pensées vaguement moroses et nostalgiques qui l’avaient envahis et se redressa pour répondre à Charlotte. Il n’avait pas été dans la lune plus d’une petite minute alors son silence ne paraissait pas quelque chose de très gênant.

- Charlotte, je suis le seul psychologue de l’endroit. Je ne sais pas qui t’a renseigné mais il n’y a pas de femmes psychologues, il n’y a que moi.

Elle venait pour le voir mais serait-elle satisfaite de le trouver lui. Peut être qu’elle tenait vraiment à se confier à une demoiselle parce que c’était plus facile pour elle. Une autre pensée vient passer par là. Peut être qu’une nouvelle jeune femme avait été engagé mais que personne n’avait jugé bon de l’informer. Voilà qu’il se mettait à être un peu tendu à l’idée qu’on aurait peut être du le prévenir. Il décida de faire fi de cette sensation pour le moment parce que ce n’était pas utile. Elle venait pour une première consultation de toute façon.

- Puisque c’est la première fois que tu viens, je pense qu’on peut voir comment ça se passe et si jamais je ne conviens pas je verrais s’il y a une autre personne… qui peut convenir à ta demande si tu veux vraiment une femme.

Il soupira un petit moment lui jetant un sourire. Il serait un peu peiné qu’il ne fasse pas l’affaire mais il pouvait comprendre que ce n ‘était pas lui le problème au final. Enfin peut être se méprenait-il lui aussi. Toujours était-il qu’il lui fit un signe de main en lui indiquant que si elle voulait s’approcher, elle pouvait le suivre pour que la consultation puisse commencer.



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Charlotte White



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Dim 13 Nov - 22:38


Une première journée dans son nouvel établissement et elle avait déjà fait deux bourdes sur la même personne. Un bon début, à se demander ce que donnera la suite. Elle c’était tout d’abord trompé de bureau et ainsi c’était postée devant le bureau de la mauvaise personne, dérangeant sûrement le psychologue. Si cela pouvait être la seule chose, elle c’était faite, dans un coin de sa tête, une image de l’homme sans savoir qui il était vraiment. Pensant un instant au psychologue comme une personne louche alors que ça n’était absolument pas le cas. Et pour couronner le tout elle avait parlé en anglais, le pompon. Elle pensait que l’anglais était une langue parlée par tous, mais il arrivait que certaines personnes ne la maitrisent pas correctement. Insulter le psychologue de ne pas savoir parler anglais n’était pas dans ses intensions, mais il fallait avouer que ça pouvait arriver. Mais quand on entendait les mots qu’elle avait prononcés, on pouvait facilement les comprendre qu’elle ne pouvait pas mettre l’homme dans une mauvaise posture.

La jeune fille se redressa un peu, car rester inclinée trop longtemps lui donnait mal au dos sûrement du fait qu’elle s’y prenait mal, mais aussi parce qu’elle ne pouvait pas bien voir les réactions de Satoru. Celui-ci avait l’air ailleurs, mais il se reprit rapidement, plus rapidement qu’elle quand elle réfléchissait sur une idée complètement inutile. Il prit la parole et le premier mot la choqua, Charlotte, il l’avait appelé Charlotte ?

La jeune fille le regarda avait des yeux ronds. Comment savait il qu’elle s’appelait Charlotte, elle n’avait pas le souvenir de lui avoir dit. En se disant ça elle sentit une autre sensation la gagner, elle ne c’était même pas présenté alors que lui oui. Apparemment cet oublie, bien que très impoli, n’avait pas l’air de gêner le psychologue vu que celui-ci avait réussit à l’appeler par son prénom sans le moindre problème. Elle garda la tête relevée vers l’homme en gardant un visage surprit, se demandant toujours comment il avait su que c’était elle Charlotte et pas une autre fille.

Alors que la blonde restait sur le premier mot de Satoru, son cerveau lui tentait de lui faire entendre la suite de la phrase. Il était le seul psychologue de l’établissement. La jeune fille cligna des deux plusieurs fois après avoir baissé la tête en regardant un mur. Cela l’avait déjà étonné de voir un psychologue masculin, mais on lui annonçait maintenant que c’était le seul présent dans l’académie. La jeune fille se demandait bien pourquoi on ne lui avait pas dit qu’il s’agissait d’un homme et aussi pourquoi on ne lui avait pas donné son nom.

La blonde se mit à réfléchir à la lettre et aux paroles de son père. Puis une grimace se dessina sur son visage, c’était elle qui c’était trompée. Son père ne lui avait jamais dit qu’il s’agissait d’une femme, mais il avait dit d’aller voir le psychologue. Comme la jeune fille n’avait vu que des femmes, elle c’était donc dit que les psychologues étaient tous des femmes. Elle releva la tête vers Satoru avec un regard remplit d’excuses, elle avait fait une nouvelle boulette.


-oh ….. Pardonnez moi s’il vous plait … c’est que …. J’étais persuadé que les psychologues … étaient tous des femmes. Elle se pencha comme pour se protéger d’un coup. Pardonnez-moi !

Heureusement qu’on ne mourrait pas de honte et que la stupidité n’était pas une maladie mortelle, car la jeune fille avait les deux en même temps. Elle mourrait de honte à cause de sa stupidité, comment était ce possible de ne pas se rendre compte que les deux sexes pouvaient faire le même métier ? Encore une fois Charlotte se mit à haïr sa différence qui la forçait à ne voir qu’une partie du monde. A chaque fois qu’elle sortait, elle voyait une personne faire quelque chose, mais jamais elle n’avait vue une personne du sexe opposé faire le même travail. Encore une idée reçue qu’elle c’était mise en tête sans faire attention aux fondations de son idée, comme d’habitude.

Alors que la jeune fille désespérait à propos de sa stupidité, elle entendit la voix de Satoru. Celui-ci était décidément très gentil, il lui expliqua que si elle n’arrivait pas à lui parler, à se confier, il tenterait de trouver quelqu’un d’autre. Elle releva doucement la tête, pourquoi elle n’arriverait pas à lui parler. Elle arrivait bien à lui parler en ce moment, si on pouvait appeler ça parler. Puis elle chercha à comprendre la signification du mot « se confier », car par ne pas faire l’affaire c’était ça que la jeune fille avait comprit.

Il fallait bien l’avouer, Charlotte n’avait jamais bien comprit à quoi servait toutes ses séances, car la majorité du temps on lui demandait de parler de choses qu’elle ne connaissait pas ou dont elle ne se souvenait pas. Comme la période avant qu’elle arrive en Allemagne avec son père, comme quand on lui demandait si elle se souvenait pourquoi sa mère n’était pas avec elle. Elle observa le visage du psychologue, celui-ci avait l’air triste. Il lui avait proposé une solution de rechange, mais la jeune fille, aussi stupide soit elle, pouvait très bien voir que ça ne lui allait pas du tout.


-Non !! lança-t-elle violement. Je … ce n’est pas que je veuille vraiment une femme, c’est que … vous êtes le premier monsieur psychologue que je rencontre.

Elle lui sourit gentiment en rattrapant sa valise et son sac. Elle resta à côté de lui en attendant de voir comment allait se passer la première séance, se demandant bien ce qu’il pouvait lui poser comme question. La jeune fille tente de se souvenir de la toute première séance qu’elle avait eue, sans succès. Elle avait une très mauvaise mémoire, elle le savait et pourtant elle essayait tout de même.

Elle entra doucement dans le bureau en suivant Satoru, le bureau ne semblait pas très différent de ceux qu’elle avait visité auparavant. Pour une raison compréhensible, la jeune fille ne s’attardait pas sur le détail se la pièce. Elle vit des chaises et déposa doucement ses affaires à côté de l’une d’elle, puis elle attendit là debout qu’on lui dise de faire quelque chose.


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Satoru Kobayashi



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Ven 25 Nov - 20:18


Il ne put retenir l'expression de surprise qu'il eut en l'entendant lancer l'assertion que les psychologues étaient à son idée toutes des femmes mais il fut surpris de cette manière qu'elle eut de se protéger d'un éventuel coup qui évidemment ne viendrait pas. Comme si Satoru frapperait un jour une personne pour quelque chose d'aussi ridicule. D'ailleurs, de mémoire d'hommes, le psychologue n'avait jamais intentionnellement de frapper quelqu'un. La violence ne faisait absolument pas partie de ses modes d'expression. Il préférait la douceur, la discussion, il voulait comprendre pour pouvoir construire un dialogue. Il se senti obligé de la rassurer posant une main lente sur son épaule.

- Tu peux baisser les bras, je ne vais pas te frapper pour cela. Psychologue est un métier qui peut être exercé aussi bien par les hommes que par les femmes. Je me demande pourquoi tu étais convaincue de cela tout de même.


Charlotte l'observait visiblement, elle paraissait avoir des idées qui lui étaient pour le moins personnelles et légèrement déstabilisante mais qu'à cela ne tienne, le psychologue ferait avec. Il sentit que la jeune fille avait frappé à la bonne porte en venant par ici. Cela le changeait des greluches avec des problèmes superficiels, un bon point pour elle même si pour le moment, elle ne devait pas en avoir la moindre idée. Il se tourna, se dirigea rapidement vers son bureau et s'assit lui faisant face. Il constata qu'elle semblait rester debout dans l'attente de quelque chose. Après un court instant de réflexion, il l'invita cordialement à s'asseoir en face de lui afin que tout puisse commencer.

- Je m'appelle Satoru Kobayashi, comme je l'ai déjà dit, je suis psychologue. Je vais tenter de te venir en aide du mieux que je peux. Tu peux m'appeler Satoru et me tutoyer si tu veux. Ce n'est pas un problème pour moi.


Petit blabla d'introduction, fait. Il posa ses coudes sur le bureau croisant les bras posant sa tête sur ces derniers afin de l'observer. Ce n'était pas spécialement une attitude de domination mais plus un expression concentrée. Il ne voulait pas rater les mots que pourrait proférer Charlotte afin de les analyser et de comprendre la portée du problème. Il avait déjà eut un léger aperçu mais c'était bien peu. D'ailleurs, il n'avait même pas ouvert le rapport qu'on lui avait fourni ce matin bien décidé à apprendre par lui-même ou de la bouche de la patiente elle-même ce dont il retournait. Un peu sans filet certes, mais c'était le moyen le plus sur de ne pas passer à côté du problème parce qu'on est focalisé sur autre chose. D'autre part, il préférait qu'on lui dise de vive voix, c'était une sorte de petit test pas bien méchant mais plutôt révélateur.

- Si tu me disais donc pourquoi toi, je dis bien toi et pas les gens de ton entourage, pense que tu dois voir un psychologue. N'hésite pas, nous sommes dans un endroit dont rien ne sortira. Je serais muet comme une tombe.

A ces mots, il fit un mouvement comme s'il scellait ses lèvres à l'aide d'une clé et lui offrit ce sourire doux et sobre dont il avait l'habitude. En règle général, lorsqu'il avait cette expression en face de ses amis, que ces derniers avaient un problème et qu'ils avaient parfois un peu abusé de la boisson, ils se mettaient à tout raconter sans même qu'il ait vraiment à parler. Cette observation lui avait fait développer cette méthode par rapport aux autres. Un sourire guérit beaucoup de plaies dans l'âme de quelqu'un, un vrai sourire pas un reflet dans un miroir, c'est quelque chose de fort et de simple. Bien évidemment, il ne se forçait absolument pas, depuis toujours ces expressions n'étaient dictées que par sa spontanéité. D'ailleurs, il ne cherchait pas spécialement à se contrôler ou à subtiliser des informations sensibles, il se contentait de se demander comme bien faire ce pourquoi il était payé. C'était important pour lui que de ne pas faire n'importe quoi, de bien réfléchir avant d'agir et également de ne pas non plus tomber dans le travers de trop le faire et de devenir calculateur. Bien évidemment, le psychologue en était assez loin mais ça faisait partie de la longue liste de ses inquiétudes. Cette dernière s'allongeait en vérité assez régulièrement et atteignait des longueurs inimaginables depuis sa consultation avec le jeune Alexander Cooperson qui le tourmentait sans même s'en rendre compte. La vie était une chose assez étrange.

- Ensuite, si ça ne te gène pas, j'aimerais assez que tu me racontes ton arrivée ici, les raisons qui t'ont poussées à venir mais également qu'est-ce que tu as ressenti à l'idée. Est-ce que ça te plait d'être parmi nous ? Comment tu sens ce changement ? Tu penses que ça te sera bénéfique ?

Cela faisait beaucoup de questions, il espérait ne pas avoir surchargé rien qu'en arrivant la jeune demoiselle d'informations. Il est vrai qu'il était naturellement curieux alors lorsqu'une question fusait, assez souvent plusieurs autres la suivait de près parce qu'il fonctionnait ainsi. Le jeune brun pensa avec ironie que ça aurait été dommage qu'il paraisse déjà plus fou que la demoiselle de l'autre côté de son bureau. Ces deux remarques lui semblaient un bon début pour voir, comprendre, tenter de régler les soucis que tous ces changements avaient pu provoqués. Peut être qu'elle s'était très bien acclimaté, c'était une possibilité mais il sentait que ce bouleversement n'avait pas forcément été si facile que cela. Les personnes fragiles ont souvent plus de mal avec le changement et apprécie toutes ces nouveautés. Il s'installa finalement plus confortablement dans son fauteuil, les bras maintenant accoudés sur les rebords de ceux-ci, et l'observa un moment toujours calme. Sa manière de poser les questions donnait plus l'impression qu'il tentait d'établir une discussion qu'un diagnostic. Un silence simple et relaxant s'imposa dans l'endroit le temps que la jeune demoiselle ne reprenne ses esprits et qu'elle raconte un peu l'épopée qu'elle avait vécu pour se retrouver ici dans son bureau.



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Charlotte White



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Jeu 19 Jan - 16:19


(désolé pour le gros retard, si quelque chose ne va pas dit le moi hein!!)

La jeune fille était en position de défense, attendant un coup qui n’allait probablement jamais venir, mais peut être qu’avec toutes ses stupidités Charlotte avait réussit à énerver l’homme. Le coup ne venait pas, mais une main se posa sur l’une de ses épaules et la jeune fille sursauta légèrement. Le psychologue était vraiment une personne gentille, celui-ci essaye de la rassurer comme il le pouvait, chose qui n’était pas évident. La patience est une vertu disait-on. Apparemment Satoru ne comprenait pas pourquoi la blonde était persuadé que tous les psychologues ne pouvaient être que du sexe féminin. La réponse était simple, mais la jeune fille ne savait s’il allait vraiment comprendre, elle-même ne savait pas pourquoi elle n’avait vu que des dames.

Puis ils étaient entrés dans le bureau et la blonde avait déposé ses affaires à côté d’une chaise en attendant. Ses yeux se baladèrent rapidement dans la pièce, mais au moindre mouvement étrange ils arrêtèrent et fixèrent le bureau. Satoru c’était assit et pendant quelques secondes la jeune fille se demandait si elle n’avait rien oublié, peut être qu’il attendait qu’elle lui donne quelque chose. Lui donner quelque chose ? Mais on ne lui avait jamais dit qu’il fallait qu’elle apporte quoi que se soit … ou alors elle avait oublié. La blonde se fit un petit film catastrophe toute seule, mais le signe de Satoru la calma un peu, bien qu’elle redoutait l’arrivée de la fameuse question : où était ce qu’elle devait apporter.

Charlotte s’installa sur la chaise qui avait l’air le plus en face de Satoru, se positionnant bien droite sur sa chaise elle observa l’homme. Il prit la parole et commença à se présenter une nouvelle fois, peut être était ce quelque chose d’obligatoire. Puis il continua en disant qu’il allait essayer de l’aide comme il pouvait, c’était quelque chose qu’elle avait déjà entendu de nombreuses fois, mais jamais comme lui l’avait fait. Il était étrange pour un psychologue. Puis il fini en disant qu’elle pouvait le tutoyer et l’appeler par son prénom. En entendant cela Charlotte resta comme scotché sur place, d’habitude les adultes n’aimaient pas que les plus jeunes fassent ce genre de chose. Satoru était vraiment une personne étrange.

Celui prit à nouveau la parole pour lui poser une question bien étrange. Elle ouvrit des grands yeux montrant parfaitement bien dans quel état d’esprit elle se trouvait : l’incompréhension la plus totale. Pourquoi devait-elle voir un psychologue ? C’était une très bonne question, question qu’elle ne c’était jamais vraiment posée en fait. La jeune fille ne comprenait pas pourquoi il insistait sur le fait qu’il ne voulait pas qu’elle parle de ses proches, c’étaient pourtant eux qui avait fait les démarches pour qu’elle aille voir un psychologue. Puis il ajouta qu’il serait muet comme une tombe, l’image était bien choisie et Charlotte n’eu aucun mal à comprendre ce qu’il voulait dire par là, surtout avec le mime qu’il fit avec sa bouche.

Bien que Satoru était une personne gentille, Charlotte ne savait pas du tout quoi lui dire. La première chose qu’elle voulait lui dire était ce que son père lui avait expliqué la première fois, mais Satoru avait été clair, elle ne devait pas parler des autres. Elle commença à réfléchir essayant de chercher la raison des nombreuses heures passés à ne rien faire. Pour elle, les séances ne servaient à rien, rien du tout, parce qu’elle ne se souvenait jamais de ce qu’elle rêvait. Si, elles pouvaient servir à la faire dormir, mais pas plus.

La blonde allait répondre à la question de Satoru lorsque celui-ci reprit la parole et lâcha une armée de questions, toutes aussi étranges les unes que les autres. Charlotte grimaça ne sachant plus ce qu’elle devait ou pouvait répondre au psychologue. Peut être était ce pour cela qu’elle avait toujours été avec des femmes les méthodes étaient complètement différentes. Elle tenta de se calmer un peu et reprit doucement les différentes questions dans son esprit, essayant de les comprendre au mieux et surpasser son handicap de la langue.

Il lui avait parlé de son arrivé et le pourquoi et du comment. Elle leva doucement les yeux vers le plafond, pourquoi venir ici ? C’était à nouveau une bonne question, son père avait du lui expliquer, mais elle ne s’en souvenait pas plus que cela ou alors elle n’avait pas vraiment écouté, les deux possibilités étaient tout à fait possibles. Et pourtant, les deux n’étaient pas convenables comme réponse. Deux questions et deux fois la jeune fille ne pouvait répondre que : je ne sais pas. Elle soupira discrètement et réfléchit aux autres questions.

Est-ce qu’elle était bien ici ? Dans l’établissement ? Comment pouvait elle répondre à cette question, elle qui n’était dans l’établissement que depuis peu et elle n’avait encore rien vu. Elle était directement venue voir le psychologue, lui en fait. Bon encore un « je ne sais pas », mais celui là elle savait comment l’expliquer. Elle prit la question suivante. Que de questions, il la faisait travailler dès le premier jour, ce n’était pas humain.

Comment elle vivait le changement, et bien si c’était au niveau langage elle pouvait facilement dire que c’était dur, plus dur qu’elle ne l’aurait crue, mais elle ferait des efforts sur ce point, c’était bien la seule chose qu’elle pouvait assurer. Mais était ce réellement comme ça qu’elle devait comprendre la question ? La blonde ne savait pas, tout ce qu’elle savait c’était qu’elle ne comprenait rien du tout aux questions et se trouvait de plus en plus perdue. La dernière question était tout aussi étrange, mais Charlotte comprit la relation avec l’établissement, bénéfique d’être ici, oui ça serait toujours mieux que d’être enfermée chez elle toute la journée.

Elle se mit à gesticuler doucement dans son siège, elle avait fait le tour des questions, maintenant elle devait répondre à Satoru, mais comment ? Il y avait trop de questions auxquelles elle ne savait pas répondre et ne savait pas comment le dire. Il disait plus tôt qu’il allait l’aider, mais en l’espace de quelques minutes il l’avait déjà noyée.
Elle prit une inspiration et commença à former des semblants de phrases dans son cerveau essayant d’expliquer pourquoi elle ne pouvait pas répondre aux questions. Elle prit un petit sourire gênée et commença à répondre avec une petite voix.


-Et bien … tout d’abord, je suis désolé, mais …. Je n’ai jamais su à quoi servaient toutes ses séances …

L’anglaise s’arrêta en fermant les yeux se doutant bien que l’homme aussi gentil qu’il soit allait avoir une réaction « violente » fasse à sa réponse qui ne pouvait satisfaire personne. Et c’était compréhensif, elle prenait le temps de tout le monde sans savoir pourquoi. Elle se reprit doucement et continua à répondre aux questions.

-Euh … je suis désolé, mais je ne comprends pas vos questions. Enfin pas toutes, par exemple vous me demandez si je me sens bien ici, mais je viens d’arrivé et me suis directement dirigé vers votre bureau. Donc je n’ai pas pu vraiment savoir … connaitre l’établissement. Je suis désolé de ne pas pouvoir vous répondre, mais je peux déjà vous dire que …. Euh … change ….euh …. Ça va me changer de la maison.
*j’aurais peut être du le dire autrement non … catastrophe ….*


Finit-telle par dire en souriant gentiment. Elle n’avait pas vraiment dit ce qu’elle aurait voulu expliquer, mais une réponse valait mieux que pas de réponse du tout non ? Elle regarda l’homme en espérant que celui-ci n’allait pas désespérer trop vite, mais comment ne pas l’être. Elle-même savait qu’elle n’avait rien comprit à ce qu’on lui avait demandé alors partit comme ça.

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Satoru Kobayashi



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MessageSujet: Re: Consultation d'arrivée ... [pv Satoru Kobayashi]   Mar 7 Fév - 20:41


Une première consultation étonnante

La jeune demoiselle semblait clairement perturbée par les questions. Sans doute avait-il été un peu fort en en posant autant. Peut-être même pouvait-on dire qu’il avait manqué de tact ? Par habitude, il se remettait en question parce qu’après tout, c’était son travail que d’aider les autres, alors si dès le départ, il les mettait mal à l’aise. Bravo Satoru, premier jour de travail et tu es parvenu à déstabiliser une élève. Le second jour sans doute qu’il allait s’attaquer à briser toutes les règles que son métier lui imposait. Du type, ne pas familiariser avec ses patients, ou encore même peut être pire coucher avec. Et voilà, ce serait la fin de sa carrière, il serait viré, se retrouverait à la rue en Allemagne sans argent et sans pouvoir rentrer chez lui et tout ça en un claquement de doigt. Il secoua la tête avec abnégation, toutes ces suppositions lui paraissaient tout de même un peu démesuré, il ne tenait qu’au psychologue de redresser la barre. Toujours ce pessimisme et cette sorte de paranoïa qui le suivait. Evidemment, il n’était pas exactement atteint de démence, disons plutôt d’une imagination très fertile qui lui faisait souvent envisager le pire.

- Alors c’est que tu as bien fait de venir ici. Si tu n’en as pas vu l’utilité, c’est qu’aucun d’eux ne t’a vraiment aidé.

Il ponctua sa phrase de la même expression bienfaisante que précédemment. Toujours doux, toujours de bonne humeur, rien n’altérait véritablement cela en vérité. Son unique talent avait toujours résidé dans le fait qu’il mettait les autres dans l’entrain par sa propre bonne humeur. Satoru rayonnait comme une sorte de petit soleil apaisant qui tenterait de vous réchauffer. Le psychologue était une personne agréable en règle générale et qui ne se laissait pas dominer par ses instincts. [ndlr : depuis il a rencontré Alex *sors* ] Manifestement en tous les cas, l’homme avait pressenti juste sur le passé de la jeune Charlotte, on n’avait fait que de l’envoyer de psychologues en psychologues pour tenter de résoudre un problème et au final personne ne s’était intéressé à ce qu’elle pensait ou ressentait. Sans doute le plus grand comble, qui lui eut été donné de voir.

- Ce que je veux dire Charlotte, c’est que sans même s’être vraiment installé quelque part, on a un ressenti ou même des appréhensions avant d’arriver dans un lieu. Tu as l’air d’être un peu inquiète en effet. Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te brusquer.

Du moins, il essayerait du mieux qu’il pouvait de s’adapter au rythme sans pour autant se cantonner à ces gens qui n’ouvrent la bouche en une heure que pour dire « qu’avez-vous ressenti à cet instant ? » Il n’avait pas envie d’être le stéréotype du mauvais praticien qui se soucie plus de son salaire qui tombe à la fin du mois que du bien être de ces personnes qui venaient le voir parce qu’elle avait besoin d’un appui. En tous les cas, cela ne répondait pas exactement à la question mais il se voyait mal lui demander de but en blanc de quelle pathologie elle souffrait. C’eut été rude pour une jeune fille que quelques questions assez basiques déstabilisaient un peu. Il l’observa un instant, sa tête s’inclinant un peu alors qu’il reprenait la parole. Il avait cette tendance à meubler le silence assez naturellement parce qu’en règle générale, ce dernier le mettait mal à l’aise comme un brusque blanc dans une conversation ou un silence inattendue en milieu d’un cours. Il réalisa que ces références étaient encore estudiantines, pourtant il avait un métier maintenant, le temps était venu de se détacher un peu de tout cela pour devenir à proprement parlé un adulte. C’était un ironique en soi, lui-même ne se sentait pas si différent de tous ces jeunes n’ayant fini ses études que l’année dernière, bien que l’université soit un autre monde à côté d’un lycée ou même d’un pensionnat. La différence d’âge de six ans ou plus semblait ne plus exister face à ces derniers mais un minimum de contrôle lui permettait de toujours trouver une réponse, une pirouette ou encore de proposer une idée. Alors qu’il était majeur depuis quelques années, il peinait encore à comprendre exactement le sens du mot adulte. Etre mature et responsable ? Cela lui semblait un peu trop facile et concrètement ennuyeux à mourir. Il se rabroua mentalement d’avoir un esprit trop vagabond qui le menait toujours de pensée en pensée vers quelque chose qui au final avait de moins en moins de rapport et ce malgré le fait qu’il soit actuellement en train de prononcer la phrase qui l’avait fait partir sur ce grand débat mental désordonné.

- Dis-moi Charlotte, comment cela se passe à la maison ? Je veux dire en règle générale, pas besoin de raconter une journée type mais tes relations avec tes parents, tes frères et sœurs si tu en as, ta famille plus éloignée.


Il avait essayé d’être aussi précis que possible en espérant que cela aiguillerait la demoiselle et lui permettrait de trouver une réponse un plus étayée qu’un sobre je ne sais pas qui lui donnerait l’impression d’être vraiment mauvais pour formuler une question convenable.

- Tu peux bien évident prendre tout le temps que tu souhaites pour répondre, il n’y a pas besoin d’être pressé.

Le psychologue préférait en effet qu’on lui donne une réponse un peu plus tardive mais avec des éléments qui lui permettraient d’orienter le déroulement de la séance qu’une réponse succincte qui ne ferait que les mettre dans l’embarras tous les deux. Il pressentait en effet que la demoiselle allait s’en vouloir, si elle ne trouvait pas la bonne réponse ou si elle balbutiait quelque chose qu’elle jugeait peu utile. Après un petit moment d’entretien, il commençait déjà à entrevoir quelques éléments qui lui permettaient de la cerner un peu. Evidemment, il ne la disséquait pas comme on s’occuperait d’un cadavre pour découvrir ce qu’il y a dedans. Cela consistait plus en un processus inconscient mais nécessaire pour être efficace.

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