Conte ou cauchemar, entrez dans un lieu au lourd passé dont les esprits murmurent les secrets mais où vous attend peut-être votre destin...
 
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 [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]

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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Mar 14 Fév - 22:55


It's just a joke

Elle m'avait que le travail c'était bien mais que je devais faire des efforts et profiter de m'amuser un petit peu en faisant des sorties plutôt enrichissantes et de ne pas avoir peur de passer la nuit dehors, je devais savoir vivre comme un jeune de mon âge. J'avais beaucoup de mal à comprendre ça, j'étais un fils de riche qui s'était amusé à devenir Majordome pour changer complètement d'univers et ne plus être celui suis qui se faisait assister mais celui qui assistait les autres. C'était drôle de servir de riches personnes, car ils ne savent pas que sur mon compte en banque, j'ai aussi une belle fortune. Bon techniquement c'est à mon père mais tout ceci me reviendra un jour ou l'autre. Je m'étais dis que j'obéirais à Gladia mais c'était compliqué, je ne savais pas vraiment comment m'amuser sans rencontrer une femme charmante. Et les femmes, c'était toutes des démons, elles sont perfides, dangereuses pour moi. Moi, je ne veux plus avoir affaire à une femme. Alors je me renseignais sur ce que je pourrais faire durant la semaine, je ne trouvais rien de bien intéressant, tout risquait de finir avec l'arrivée imminente de femelles séductrices et dégoutantes. Rien que d'y penser j'étais totalement dégouté. Je me mordais la lèvre en fermant mon ordinateur portable, me passant une main dans ma tignasse noire.


Je fermais les yeux un instant et me laissais tomber dans mon lit. Comment peut on avoir vingt quatre ans et ne pas savoir s'amuser comme moi ? Étais-je étrange ? Je voyais pourtant sur divers réseaux sociaux combien mes anciens camarades de classe s'amusaient tous les samedi soir, ils s'amusaient, ils profitaient de leur temps libre, ils buvaient, ils fumaient et avaient des rapports sexuels. Même Gladia s'amusait. Moi... Quand elle me demandait pendant nos échanges épistolaires ce que je faisais je lui répondais en décrivant toutes mes tâches en tant que Majordome... Il n'y avait que mon métier qui comptait. Et c'était à partir de là que je me rendais compte que je n'avais pas de vie et que je ferais mieux de me bouger avant de devenir un addict du travail. Si je ne l'étais pas déjà.

Puis je devais partir travailler alors j'effectuais mes travaux toute la journée, étant précis et efficace comme d'habitude. J'étais quelqu'un de très appliqué. C'est peut être pour ça que j'étais autant apprécié dans le métier. Mais niveau social j'avais encore beaucoup de progrès à faire, c'est peut être pour cela que ce jours là Gladia m'a harcelée de SMS afin de m'informer d'une soirée qui se tenait au club d'hôtes. Une soirée où je serais dans mon élément et où les femmes ne seraient pas forcément un problème étant donné que cette soirée à un thème. Les masques. Je dois dire que même si j'avais répondu « même pas en rêve » au SMS, j'étais assez intrigué par ce qui pouvait se passer au club d'hôtes ce soir. C'est peut être ça qui m'a alors poussé à aller m'habiller d'un costume classe, noir avec une chemise violette, de coiffer mes cheveux qui sont si souvent désordonnés et de placer un masque sur mon visage, ne recouvrant que mes yeux et mon nez. J'enfilais mes gants de majordome et je me rendais à cette soirée en prenant mon courage à deux mains. Les regards ne pourraient pas me juger en ne voyant pas mon visage en entier, et moi, je ne pourrais pas être totalement dégoûté par les femmes. Je soupirais et prenais ensuite une grande inspiration avant de pousser la porte du bout des doigts. Je regrettais déjà d'être venu, mais maintenant que j'étais là, je n'allais pas faire marche arrière. Ce serait totalement débile. Et je ne suis pas débile. On me tendit une coupe, je l'acceptais avec joie, appréciant le breuvage pétillant du champagne généreusement offert. Je déambulais dans la masse imposante de personnes, analysant tout ce qui se passait autour de moi. Je soupirais en entendant des femmes glousser entre elle, je grimaçais en entendant un compliment qu'une de ces femelles me fit et pour finir, j'allais m'installer dans un coin tranquille, debout mes yeux bleus clairs parcourant chaque personnes ici présente, me demandant si j'allais faire une bonne ou une mauvaise rencontre. Où si je n'allais rencontrer personne tout simplement. Bon sang, quand je dirais à Gladia que je me suis rendu à cette fête stupide, elle rira... Je suis sûr qu'elle serait heureuse en plus de ça. La garce. C'est bien une femme.

    ▬ Excusez moi, jeune homme. Savez vous en quel honneur il y a cette soirée ?


C'est une manière un peu étrange d'aborder le jeune homme qui venait de passer devant moi mais je me sentais terriblement seul et débile contre mon mur avec ma coupe de champagne, il me fallait quelque chose pour passer le temps aussi. Bon sang, qu'est ce que je foutais ici ?


HRP: Désolé, je ne suis pas très doué pour commencer, j'espère que ça t'ira.


Dernière édition par Klaus M. Von Walker le Mar 28 Fév - 12:04, édité 1 fois
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Jeu 16 Fév - 0:13


Let's Play !
Qu’a-t-on envie de faire un vendredi soir après une journée bien chargée en travail ? Dormir, peut-être ? Que néni bougre d’andouille. Il faut se vider l’esprit, voyons ! Vagabonder à travers diverses boites de nuit ou évènements festifs, y faire tourner la tête de quelques dames avant de trouver – si possible – un partenaire pour le reste de la soirée et plus si affinités. Boire là-bas un peu, mais sans excès. Charmer, au plus, sans avoir l’air d’un coureur. Trouver sa proie et tout faire pour la conquérir dans un laps de temps réduit si cette dernière refuse de mordre à l’hameçon.

Telle est ma vision des choses en sortant du travail le vendredi s0oir. Bien évidemment cela ne plait pas à tout le monde, et surtout à ma chère et tendre famille, de nobles et riches héritiers récemment destitués de leur héritage par une étrangère sortie de nulle part. Vous l’aurez compris, je fais partie de la célèbre famille Alsbach. Pour être plus précis, le suis le frère jumeau de l’héritier légitime de la fortune familiale, vous voyez le genre ? Oui je sais, c’est la classe. Enfin, personnellement ces querelles familiales me prennent le choux plus qu’autre chose. Moi je ne passe pas mes journées à me reposer sur mes lauriers et à piailler au scandale dans toute la ville. Non, moi je suis plutôt connu pour être un Don Juan. A force de me contrarier à cause de ma chère famille, j’ai pris l’habitude de trainer les bars et autres lieux peu fréquentables pour le merveilleux Rainer Klaus Rex Alsbach. Chacun a le droit de se détendre comme il veut que je sache, non ? Eh bien mon moyen officiel c’est ça, être le jeune fêtard qui attire les filles mais préfère les hommes. Mais oui comme tout le monde j’ai un jardin secret que seule ma meilleure amie connait : l’écriture, qui me permet vraiment de décompresser.

Bref bref. J’avais quelque chose de plus appétissant qu’une simple virée en boite de nuit à me mettre sous la dent ce soir. Une sorte de bal masqué avait lieu au club d’hôtes à partir de 21h ce soir, et en convive qui se respecte, j’avais l’intention de m’y rendre affublé de mes plus beaux habits. Y seraient mêlés là-bas des gens du peuple et de la haute selon les murmures, et pour cause : j’assistais à l’événement, si ça n’était pas une preuve ça. Enfin. Mon cher et tendre frère me sermonna une nouvelle fois que je n’étais pas raisonnable d’arpenter ce genre de lieux alors que la famille était en crise. Mais je n’y prêtais guère attention, m’habillant en faisant mine de ne pas le contredire d’une chemise blanche immaculée, d’un veston gris souris et d’un costume de réception noir, au grand désespoir de mon frère qui finit par me laisser faire, comme d’habitude. Histoire d’attirer le regard, je mettais une cravate jaune au-dessus de ma chemise et clôturait mon habillage par l’attachement de mon masque noir rectangulaire qui cachait à merveille le haut de mon visage, laissant toutefois dépasser mon petit nez de là. J’enfilais une paire de chaussures noires laquées et me rendit sans tarder au lieu de toutes mes convoitises.

Spoiler:
 


L’ambiance à l’intérieur de la place était des plus festives. La plupart des femmes étaient toutes excitées, riaient de manière niaise et faussement honnête devant les blagues de leurs prétendants. Je détestais ça, ça me donnait envie de les bouffer dans ces moments-là. Enfin, encore heureux qu’on peut choisir de quel bord on est ! Même si certains hommes sont vraiment des loosers, avouons-le. Je saluais poliment celles qui me reconnaissaient et prenais rapidement congé de ces dernières, longeant les murs pour éviter les femmes-sangsues avant de me faire alpaguer par un beau brun orné d’un masque blanc qui faisait un bel effet. A y réfléchir, c’était son opposé : lui brun masque blanc, moi blond au masque noir. Hm, il m’intéressait ce beau brun.


« Bien sûr : les 50 ans du gérant de la boutique. Tous les 5 ans il fait une super soirée pour fêter son anniversaire. »

Une hôtesse qui passait par là armée de son plateau plein de verres de champagne me tenta, non pas pour la personne qui portait le plateau mais seulement pour le liquide doré aux petites bulles pétillantes. Je lui en piquais un discrètement alors qu’elle passait à nos côtés, tel un félin avant de reporter toute mon attention sur le jeune homme de mon âge qui semblait complètement perdu dans ce genre de soirée, comme s’il voulait se fondre dans la tapisserie inexistante de l’endroit. J’esquissais un sourire simple et franc, me demandant ce qu’il faisait là. Il ne semblait pas à sa place, pourtant je n’avais qu’un seul désir : le faire rester. Je levais alors docilement ma coupe vers la sienne avant de planter mon regard de braise dans le sien, si flamboyant.

« On dirait que vous n’êtes pas habitué à ce genre de soirée. Si vous voulez, je me porte volontaire pour vous y initier. »

Malicieusement, je fis tinter ma coupe contre la sienne dans un « cling » salutaire à une bonne entente, du moins c’est ce que j’espérais. Ce garçon était tout à fait craquant, même avec son masque d’ailleurs. Je lui souris le plus sincèrement possible alors que la musique battait à travers les amplis de la salle bondée. Je m’avançais vers son oreille en lui disant simplement :

« Trinquons. Aux rencontres dans les fêtes bizarres. »

Je ris doucement avant de boire une gorgée de ce liquide doré, sans quitter l’autre du regard.
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Jeu 16 Fév - 19:57


Shh... I'm just lost.
La musique commençait dans un rythme récurrent afin que les divers couples présents puissent se mettre à danser et continuer à bavasser autant qu'ils voudraient. Mes yeux clairs observaient ce chahut alentour, trouvant avec fascination que l'ambiance était légèrement carnavalesque. Je commençais les paris intérieurement, toutes ces personnes ici présentes, dans quelque heures seront toutes ivres mortes et commenceront à faire des débilités qui me feront hurler de rire. Rien que d'y penser j'avais un petit sourire. Mais pour l'instant j'étais toujours perdu, je me disais que j'aurais certainement pu passer une bonne soirée à me gaver de chocolat que j'avais acheté en vile hier. Mais à la place je me trouvais ici, et il fallait que je me fasse force, que je prenne sur moi et que je rentre dans le moule. J'avais donc abordé un jeune homme, afin de me renseigner sur cette soirée. Je ne l'avais pas remarqué mais cet homme avait de très beaux yeux. Si bien que j'en restais bouche bée un petit instant, lorsque ses yeux se plantèrent dans mon regard de glace. Il portait un masque noir qui faisait d'autant plus ressortir ses yeux flamboyants. J'avais toujours été fasciné par les regards expressifs comme ceux-ci et je dois avouer que celui ci avait eut le don de totalement me désarmer. Ses cheveux clairs lui donnaient un petit air juvénile alors que malgré ce masque, il semblait avoir presque le même âge que moi. Il fallait que je me ressaisisse, je n'allais pas me laisser perturber par un simple regard de mec.

▬ Les 50 ans du propriétaire ? Quelle idée de faire son anniversaire avec des inconnus, cet homme n'a-t-il donc pas de famille ?

Enfin, j'étais mal placé pour parler, j'étais quand même le seul mec capable d'oublier son propre anniversaire au profit d'une après-midi à servir le thé pour le repas d'une famille. Je crois que j'avais atteint un point de non retour, j'étais vraiment accro au boulot. Je lui souriais légèrement, me forçant un peu car je n'avais pas le visage souriant. Je pinçais les lèvres quand la serveuse vint apporter un verre de champagne à ma nouvelle rencontre, cette femme portait un un tel décolleté que l'on dirait qu'elle prenait un certain plaisir, une fierté même à exhiber ses mamelles infecter et tentatrices. Vile femelle... Je ferais mieux de me concentrer sur mon interlocuteur, ainsi je ne verrais que sa beauté apparente et je m'en contenterais. Nous trinquâmes tous deux et je me sentis rosir lorsqu'il vint à parler aussi près de mon oreille. C'était comme si j'étais quelqu'un de très intime avec lui. C'était un fait vraisemblablement troublant sans même savoir pourquoi je l'étais, il n'y avait aucune raison. Et pourtant... Se pourrait-il que mon rejet de la gente féminine fasse de moi un homme préférant les autres hommes ? Je ne savais pas comment me comporter. Je trempais alors mes lèvres ma coupe de champagne et buvait une longue gorgée, voulant retarder le moment où je voulais parler. Mais ce moment finit toujours par arriver.

▬ Initiez moi, vous serez mon maître cette nuit car... En effet... Je suis perdu ici.

J'eus un sourire gêné et je vins me mordre la lève inférieure en passant une main dans mes cheveux sombres. Je pense que n'importe qui, munit de deux yeux capables de voir seraient capable de comprendre le fait que je n'étais pas du tout dans mon élément. Mais tout de même, cet inconnu semblait vouloir me mettre à l'aise, tant mieux car seul, je serais partit bien rapidement en disant que Gladia que j'ai encore tout fait foirer. Mais pas ce soir je ne voulais pas fuir. Je ne voulais plus fuir, je voulais changer un tant soi peu. Ce soir, je resterais et je m'amuserais. Je finis ma coupe rapidement et je la pose à côté de moi. Mon regard s'installa alors sur le beau blond.

▬ Il va falloir plus de verres pour tenir le coup je crois.

J'eus un nouveau petit rire, et le volume de la musique augmenta, les gens allant danser par petit groupes, buvant et riant. Comment pouvaient ils se donner en spectacle ainsi ? Je secouais la tête et m'appuyais contre le mur adressant un sourire à mon inconnu, il avait l'air sympa en plus de ça. Je me demandais comment tout cela allait réellement finir.

▬ Pourquoi êtes fous venu ici ? N'êtes vous pas seul ?

Question tout à fait innocente évidemment. Un serveur passa et je lui piquais un petit four qu'il portait sur un plateau, glissant délicatement la nourriture entre les fins ourlets qui me servaient de lèvres. Au moins l'alcool était bon et la nourriture aussi. Veillons à ne pas abuser de ce breuvage où je pourrais ne plus être maître de moi. Et ça, je ne sais pas ce que cela donnerait.

▬ Bon ! Finis-je par déclarer, Je suis venu dans le but de m'amuser, puis-je compter sur vous pour me faire passer une bonne soirée ?

Oh oui, rencontre étrange... Mais cela commençait déjà à m'amuser. Vivement la suite. J'ai beaucoup de choses à apprendre.
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Jeu 16 Fév - 23:08


Don't be so shy ~
Un rire franc s’échappa de mes lèvres quant à la remarque de mon voisin au sujet du quinquagénaire qui fêtait son anniversaire en compagnie d’inconnus ou presque. Rien à dire, ce jeune homme n’était certainement pas du milieu, il n’était pas perdu : quelqu’un avait dû jeter cet adorable mouton dans la cage aux fauves. Et le fauve qui voulait sans doute croquer le plus ce petit bout de mouton c’était bien moi. Je m’installais à ses côtés contre le mur qu’il semblait avoir adopté comme reposoir, histoire de le rassurer mais aussi de me rapprocher aussi discrètement que possible de ma proie. Heureusement pour moi cette dernière semblait mordre à l’hameçon même si j’avais encore un peu de mal cerner si ce serait de son plein gré ou par ignorance qu’il le faisait.

« Si vous voulez mon humble avis, un proxénète qui s’assume ne doit pas avoir beaucoup de famille. » lui fis-je remarquer d’une voix douce et agréable.

Eh oui, il ne fallait pas que mon camarade oublie que nous étions tout de même dans un bar d’hôtes et par conséquent la plupart des hôtesses étaient des prostituées qui travaillaient pour le gérant de la boutique. Je me garderais bien de le lui dire, mais je connaissais cet homme : il avait un penchant sur l’alcool et de l’argent à dépenser, alors ce genre de soirée n’était pas inhabituel pour lui. C’était moi qui avais eu l’idée du bal masqué, je lui en avais soufflé l’idée lors d’un passage rapide pour passer le bonjour à une amie. Et ma foi c’était plutôt réussi, pour le moment. Tout ce que j’espérais c’était qu’il n’y aurait pas trop de substances illicites qui circuleraient dans la place.

J’observais avec attention la gêne de mon voisin qui était décidemment totalement perdu ici. Je lui aurais bien conseillé de ne pas boire trop vite d’alcool, préférant pour ma part rester sobre le plus longtemps possible, mais c’est alors qu’il reprit la parole. L’initier ? Mais c’était bien mon intention. Un large sourire s’étira sur mes lèvres alors que j’observais avidement les siennes. Ce serait même un plaisir pour moi si j’arrivais à garder son attention toute la soirée jusqu’à ce que les masques soient ôtés. Et oui mon petit côté fouineur et curieux refaisait surface, que voulez vous ? On ne change pas les bonnes habitudes. Et puis je me demandais bien qui pouvait être ce bel homme masqué habillé tout comme moi d’une tenue très chic qui avait dû tout de même lui coûter. Etait-ce un emprunt ? Ou le vêtement lui appartenait-il ? En tout cas s’il faisait partie de la noblesse comme moi, il n’était pas un fêtard aguerri, c’était flagrant et il l’avouait lui-même d’ailleurs. Alors qu’il finissait sa coupe je n’étais qu’à la moitié de la mienne, sa remarque me parut donc un peu décalée. Serait-il timide ? L’alcool ne le libérerait pas plus que ça bien au contraire. C’est pour cela que je l’ouvrais enfin, il valait mieux pour un apprenti fêtard ne pas finir dans une tenue incongrue à la fin de la soirée. Je posais donc ma main sur son avant bras avant de lui dire de ralentir la dose.


« Certes mais à doses minimes et bus moins rapidement, très cher si vous ne tenez pas à finir la soirée dans les toilettes. Et vérifiez toujours bien s’il y a quelque chose dans le fond de votre verre, certaines de ces prostituées tentent de dissoudre des drogues dans certains verres. Pour être sûr de ne pas tomber dans le panneau, mieux vaudrait pour vous que vous vous contentiez de champagne ou de vodka à la limite. »

J’avais l’impression d’initier un adolescent à sa première soirée en boite, c’était assez amusant. J’espérais juste qu’il ne trouverait pas ma remarque trop vexante ou humiliante pour un petit nouveau. Mon intention avait juste été de le mettre en garde contre ces vipères à la solde du patron, prêtes à tout pour se faire de l’oseille évidemment. Il n’y avait pas spécialement de raison à ma présence ici. J’étais venu pour m’amuser, tout simplement, comme tous les samedis soirs ou presque. Cependant il était rare que je trouve un petit agneau égaré totalement craquant sur ma route. Je ne doutais déjà pas que je ne le lâcherais pas d’un pouce. Plongeant mon regard dans ses yeux de glace, je m’affairais à lui répondre.

« Pour faire la fête, un peu comme tout le monde je suppose. Et si je n’étais pas seul mon ami, cela ferait un petit moment que je vous aurais abandonné. Qu’en est-il pour vous ? »

Je ris doucement. Je venais rarement accompagné, sauf quand je ne connaissais pas le lieu de la fête où que j’étais en couple, ce qui n’était pas le cas depuis quelques temps maintenant. Certes il m’arrivait d’arrivé accompagné d’amis, mais nous étions bien rapidement séparés au cours de la soirée, cela ne valait donc pas vraiment le coup. Pour ma part je cherchais un peu à me stabiliser malgré mon caractère frivole et festif. Mais trouver un homme sérieux s’avérait bien plus difficile que je ne le croyais. Je sirotais donc tranquillement le reste de ma coupe avant que mon camarade d’un soir ne reprenne la parole. Cette dernière tirade m’arracha un sourire en coin amusé. Tel un gentleman, je me penchais en avant pour lui faire une révérence avant de me saisir délicatement de sa main gantée et la portait à quelque distance de mes lèvres, plantant à nouveau mon regard flamboyant dans ses perles glacées.

« Je ferais même mieux si tels sont vos désirs, messire. »

Sur ce, je pimentais le jeu en embrassant du bout des lèvres le dos de sa main gantée. Certes il ne pourrait rien ressentir, mais au moins lui montrais-je ma bonne foi et mes bonnes manières, non ? Bon, peut-être un peu aussi mon intérêt pour sa personne et son physique mais qu’importe puisque nous étions tous deux là pour nous amuser ? Or le jeu fait partie de l’amusement à part entière, non ? Alors jouons, bel inconnu. Laissez-moi vous guider sur la piste de danse. Aussi lui pris-je la main et le guidait, même contre son gré sur la piste, dans un coin plutôt dégagé et éloigné des enceintes, merci pour mes oreilles. Quand la musique devenait assourdissante, ça me rendait bougon, autant que ça ne soit pas le cas ce soir n’est-ce pas ? De plus, je savais de par mon expérience, que toute fête est une fête réussie si les convives s’amusent et dansent un tant soit peu. L’important n’étant pas de savoir danser mais plutôt de flirter avec l’autre, ou d’entretenir de bonnes relations du moins. Sans même parler du fait que cela faisait passer le temps et nous rapprochait en conséquence de l’heure de faire tomber les masques.

Ne sachant pas si mon partenaire souhaitait danser – ni même s’il savait ou aimait cela – j’eus l’initiative de prendre les choses en mains. Posant ma main gauche sur le haut de sa hanche et gardant son autre main dans la mienne, dansant au rythme des musiques, je tentais de le guider du mieux que je pouvais en espérant que cela ne le gêne pas trop. Les musiques variaient beaucoup, j’en avais même déjà entendu certaines au cours de soirées mondaines ! C’était dire à quel point le propriétaire des lieux souhaitait s’accaparer le côté « bal » de son anniversaire. Enfin, au bout de quelques chansons, je me risquais à tenter de faire tourner mon partenaire sur lui-même avant le reprendre les rennes de la danse, lui souriant assez timidement. Dire que je ne lui avais même pas demandé la permission, voilà une erreur qu’il faudrait réparer au plus vite.

Je finis par le lâcher au bout de quelques morceaux, l’entrainant dans un coin en alpaguant un serveur qui se baladait avec un plateau rempli de coupes de fruits. Je lui en pris deux et tendit l’une d’entre elles à mon apprenti fêtard. Les fruits en morceaux trempaient dans une coupe de champagne, tout pour aciduler la soirée. Attrapant une cerise du bout des doigts, je tentais ensuite de relancer la discussion avec mon bel inconnu.


« Désolé de vous avoir entraîné sur la piste sans votre accord. J’espère que vous ne m’en voulez pas trop. »

Je pris un air désolé, le regard un peu fuyant et honteux de mes actes. J’avais laissé passer mes envies avant celles de celui qui avait quémandé mon aide, c’était impardonnable. Bien que j’avais apprécié le moment, je n’étais pas sûr que c’était réciproque et je rougissais à l’idée même qu’il quitte la soirée par ma faute. Je me sentais tellement fautif… J’en mordillais distraitement la cerise que j’avais prit précédemment, cette dernière dépassant un peu de ma bouche tandis que je cherchais un autre moyen que l’alcool de me rattraper aux yeux du beau brun.
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Ven 17 Fév - 22:02


Oh my...
Et là, le mystérieux inconnu me fit remarquer une chose que je ne semblais pas avoir prit en compte en venant ici et qui m'expliquait pourquoi la gorge des femmes étaient autant dénudées en point que leurs mamelles s'en retrouvaient parfois en partie découvertes. Nous étions présent pour l'anniversaire d'un proxénète dans un un club d'hôtes. Je savais évidemment ce que c'était mais ma venue ici avait été tellement mécanique que jamais je n'aurais songé une chose pareille là maintenant tout de suite concernant le lieu de ma soirée. J'étais un brin choqué, me disant que si j'avais su je ne serais pas venu mais au final je me disais aussi qu'il était trop tard pour faire marche arrière, maintenant que j'étais ici et en bonne compagnie, autant rester un petit peu et si vraiment je me sentais offusqué par la présence de ces femmes, je m'enfuirais en inventant une quelconque raison. Tout de même, quand j'y pense Gladia est une vraie garce de m'avoir conseillé ce lieu, elle doit bien rire dans mon dos maintenant en imaginant ma tête de petit bourgeois perdu ici. Non mais vraiment celle là, dans la prochaine lettre que je lui enverrais je la tuerais bien comme il faut.

Mon interlocuteur ne me quittait pas des yeux et m'avait rejoint dans ma position appuyée contre le mur. Moi, tellement perturbé par ce soupçon d'attirant que je semblais percevoir, je le regardais aussi, tentant de savoir si c'était lui ou les femmes présentes qui me faisaient cet effet là. Mais étant donné que les femmes me répugnaient, je ne vois pas vraiment cela aurait pu être elles. Comment un regard pouvait il me rendre dans un tel état ? J'étais gêné bien évidemment et je n'avais envie que d'une chose, fuir ou alors agir faire quelque chose afin d'être soulagé et de penser à autre chose. Cependant là tout de suite je n'avais pas vraiment beaucoup d'options d'actions. Il faudrait que je prenne mon mal en patience et que je fasse en sorte que cette soirée se pas bien, pour le meilleur des mondes.

Il me conseilla alors d'y aller un peu moins fort sur l'alcool car il semblerait que les femmes ici présentes, des prostituées donc, seraient tentées de nous droguer. Une femme qui abuserait de mon corps ? Bon sang, jamais de la vie ! Je devins soudainement pâle, me mordant la lèvre inférieure en fronçant les sourcils. Il était hors de question pour moi de me laisser avoir par une femme. Surtout si celle ci est une femme de chair, une femme de plaisir, une simple gourgandine. Rien de plus.

▬ Bon sang... Saletés de femelles ! M'exclamais-je alors, indigné. On ne peut même pas leur faire confiance pour porter un plateau, sûrement pour ça que les meilleurs serviteurs sont des hommes. Devrais-je prendre garde aussi à qui je parle ici bas ? Je sens que je suis bien plus perdu que ce que j'osais imaginer. Je crois mon cher que je vais devoir passer beaucoup de temps en votre compagnie afin de ne pas vivre de mauvaise expérience, vous me semblez être un connaisseur digne de confiance.

Ma voix était claire, douce mais un brin autoritaire, comme à chaque fois que je prenait la parole mais cette façon de parlait trahissait souvent mon éducation stricte de riche basique que j'avais pu avoir lorsque j'étais plus jeune. En même temps, ma mère est tellement malheureuse avec mon père qui lui pompe sa fortune qu'elle était bien obligée de se consoler en faisant de son fils un véritable gentleman bien élevé. Malheureusement pour moi, jamais elle ne m'avais enseigné l'art de la fête. Peut être que mon emploi du temps d'enfant et d'adolescent était trop rempli pour faire de telles choses. C'est quand il me répondit que je me rendis compte à quel point ma question avait pu paraître totalement débile et inutile. Non mais vraiment que ferait un homme dans un pareil lieu à part faire la fête ? Au moins il ne semblait pas de ceux qui gloussaient au près de femmes qui gloussaient d'autant plus fort, on se croirait dans un enclot de dindons, c'est à se demander si ils ne faisaient pas un concours de celui ou celle qui rirait le plus fort ou qui aurait l'air le plus débile. Il faut dire qu'il y avait aussi mon ouïe fine de musicien qui était titillée ce soir.

▬ Pour changer mon quotidien et pour prouver à une ancienne collègue, que je cite je ne suis pas une « couille molle ».

Je disais cette phrase avec un petit sourire, faisant les guillemets avec mes doigts lorsque je disais la vulgarité que m'avait sortie Gladia un peu plus tôt au téléphone lorsqu'elle m'avait proposer de me rendre à cette fête et que j'avais refusé à la base.

▬ Et... Oui je suis tout seul, j'espérais rencontrer quelqu'un avec qui passer du temps histoire de me changer de mon quotidien.

Je souris un peu plus, la personne étant effectivement trouvée étant donné que je me trouvais en sa compagnie et que nous semblions prêt à passer la soirée ensemble si ce n'est la nuit, tout dépendrait de combien de temps il arriverait à me faire tenir debout ici. Alors que j'étais dans mes pensées, il se saisit de ma main gantée et s'inclina comme les font les plus grands gentleman, moi même j'avais eus le droit à des cours de maintient afin de savoir faire ce genre de chose même si ma famille, n'étant noble que du côté de ma mère, ne pratique pas trop ce genre de choses, les soirées mondaines tout ça, c'était pas vraiment mon univers, mais j'aimais mon luxe et mon éducation. Alors je fus flatté qu'on me fasse une telle chose, je m'entendais encore demander étant enfant, pourquoi ce n'étaient pas les femmes qui nous saluaient de cette manière, c'était très flatteur. C'est donc en rougissant faiblement que je le laissais déposer ses lèvres sur le dessus de ma main gantée. Pendant un bref instant je regrettais presque d'avoir ganté mes longs doigts fins de pianistes.

Gardant ma main dans la sienne, il m'entraina assez rapidement sur la piste de danse, un brin à l'écart du reste de la foule et du brouhaha ambiant, je ne pouvais que lui être reconnaissant. Je commençais a avoir la tête un peu lourde à cause de tout ce bruit, il faut dire que tout à l'heure non loin de nous se trouvaient plusieurs jeunes femmes avec quelques autres hommes, discutant rapidement et riant à gorge déployée. C'est fou comme certaines personnes manquent de respect. Puis, vint le temps de la danse. Je ne m'y étais pas préparé et je n'avais plus dansé depuis quelques années déjà. Fort heureusement il prit le soin de prendre les devants et me guida consciencieusement.

Mes joues avaient reprit une teinte légèrement rouge, alors que je plantais de nouveau mon regard dans le sien, ma main serrant un peu la sienne par moment lorsque je sentais une vague de chaleur me parcourir. Je détournais alors le regard, vraisemblablement gêné. Et si mes pas étaient maladroits et distraits au départ, je me concentrais sur la musique et ainsi détournais mon attention du jeune homme qui me faisait danser, et les pas revinrent d'eux même, il suffisait juste de me dérouiller un petit peu. Puis, au fur et à mesure que nous dansions, je me sentais un peu plus à l'aise et je pu me permettre de le regarder à nouveau, une main délicatement posée sur son épaule, sans prendre appui, le laissant mener la danse parfaitement bien. Je ne m'y attendait pas vraiment mais lorsqu'il me fit tourner sur moi même j'eus un petit rire, vraisemblablement amusé. J'étais content, cette soirée semblait plutôt bien se passer.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et la danse s'arrêta finalement, alors que tout deux étaient assez proches, il m'avait mit à l'aise, moi qui appréhendait tellement ce genre de soirées. Je voyais des couples se former, mais étant donné que beaucoup de ces femmes étaient de prostituées je me disais bien que ce n'était pas de l'amour qui irait les unir. Je les observais un instant en allant dans le coin, avant de reporter mon attention sur le blond quand il me tendit une coupe de champagne avec des fruits. J'eus un nouveau sourire, j'étais friand de fruits et légumes, alors j'étais content de voir cela ce soir. Cela ferait un peu de fraicheur car il fait assez chaud ici. Je regardais le visage de mon inconnu, soupirant un brin alors que je me demandait à quoi il ressemblait sans son masque, cherchant son identité. Je ne le saurais pas maintenant je crois, mais rien que pour cela, j'avais envie de rester jusqu'au bout.

▬ Oh non ne vous excusez pas, cela m'a fait grandement du bien de danser ainsi avec... Un aussi bon cavalier. Pardonnez ma maladresse débutante...

J'observais ses lèvres, la cerise et me léchais les lèvres un bref instant avant de me ressaisir, passant une main dans mes cheveux. Je pris ensuite un morceau de fraise que je glissais entre mes lèvres, cherchant à penser à autre chose que ces lèvres et ce fruit tendu. Les relations sociales étaient vraiment quelque chose de difficile pour moi. Secouant un peu la tête je posais une main sur ma hanche et lui demandait, d'une voix un peu moins assurée.

▬ Oserais-je demander le prénom de mon compagnon de soirée ?

Je penchais la tête sur le côté, un brin amusé avant de passer ma langue sur mes lèvres à nouveau, cette fois ci pour profiter à nouveau du goût de la fraise que je venais de manger. Je me redressais un brin et je m'approchais de lui, la musique étant encore un peu forte pour que je puisse comprendre tout ce qu'il me disait. Je me penchais alors vers son oreille, et demandais un peu plus discrètement.

▬ Que se passe-t-il d'autre en soirée que je devrais apprendre ?
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Sam 18 Fév - 2:28


Hope you like it ~
Connaisseur digne de confiance, hm ? Pour sûr j’étais peut-être le plus honnête de tous les bourges ici présent, mais je n’étais pas non plus un saint, il fallait bien l’avouer. J’en avais fait des conneries dans ma jeunesse, et je les regrettais désormais. C’était pour cela que je tentais de mettre ce nouveau fêtard au parfum, juste histoire qu’il soit prévenu – dans l’hypothèse où il réussirait à me filer entre les doigts bien sûr. Je pus à nouveau remarquer une once de haine que mon compagnon de soirée, apparemment attitré, semblait avoir contre la gente féminine présente à cette soirée. C’est sûr que pour la courtoisie et les bonnes manières il faudra repasser. Les femmes ici faisaient plus penser à des vaches laitières qu’autre chose, exhibant leurs seins et dévoilant leurs atouts sans complexes afin de piéger monsieur tout le monde et piquer son pognon. Oui, je connaissais la combine, à force d’en avoir entendu parler et de m’être moi-même fait piégé une fois par le passé. Autant prévenir la « nouvelle génération », donc, même si cette dernière ne tomberait pas dans le panneau vu le dégoût que les prostituées lui inspiraient.

Je l’emmenais donc danser après avoir échangé quelques courtoisies avec mon beau brun ténébreux. Bien que très tenté de tâter son corps, je me retenais, de peur d’abord de l’effrayer et ensuite de le faire fuir. Je profitais de la musique, des petits détails de son physique que je remarquais en le faisant danser. De sa maladresse si craquante que j’en souriais. J’en vins même à le faire tourner sur lui-même comme une femme. Mais quand enfin la soif vint à se manifester à nouveau en ma personne, j’attendis la fin de la chanson pour l’emmener dans un coin un peu plus tranquille, chipant au passage deux coupes de champagne dans lesquelles trempaient des morceaux de fruits. Suçotant distraitement une cerise pour en recueillir le peu d’alcool qu’elle avait pu emmagasiner, j’écoutais toutefois mon voisin en délimitant bien les traits de son masque, avide de découvrir qui se cachait sous une telle beauté. J’eus un sourire rassuré et avala ma cerise après en avoir ôté le noyau, plongeant une fois de plus mon regard dans le sien.


« Je vous pardonne, mais c’est bien parce que c’est vous. » lui répondis-je avant de lui faire un discret clin d’œil à cause de mon masque noir.

La bonne ambiance était revenue et j’en étais soulagé. Cependant mon ami du soir semblait gêné. Mon petit jeu avec la cerise aurait-il marché ? Aurais-je attiré son attention au point qu’il eut envie de dérober ma cerise ? Petit coquin. Enfin, c’était ce que je recherchais alors je n’allais pas m’en plaindre. Il avait perdu de son assurance tandis que j’en regagnais, tant mieux, je préférais garder le contrôle au cas où les choses dégénéreraient. Cependant ses lèvres m’attiraient de plus en plus, et je doutais de pouvoir me retenir bien longtemps de lui voler un baiser. Sans parler du fait qu’il faisait drôlement chaud ici à cause du nombre de convives et des hôtesses qui faisaient tout pour chauffer ces messieurs. Les couples se formaient petit à petit, nous ressemblant plus ou moins dans le sens ou certains étaient proches tandis que d’autres s’apprêtaient à s’accoupler sur une table dans un coin. Franchement, il y a vraiment des fois où j’ai honte de faire partie de la race humaine.

Tandis que je soupirais, l’autre me posa une colle. Aïe, mon prénom. Il était si peu répandu dans cette bonne ville d’Allemagne que je n’allais certainement pas me risquer à le lui dire, après tout, tout le monde ou presque me connaissais ici, rien qu’à cause de ma famille et ma réputation de fêtard. Autant vous assurer que je ne tenais pas particulièrement à me faire alpaguer par de gentes femmes saoulent avides de sexe. Non, moi je n’étais plus de ce bord. Et je pense bien avoir jeté mon dévolu sur quelqu’un d’autre en cette soirée torride. Mais le fait était que son innocence adorable en cette soirée à laquelle il ne semblait pas habitué ne me rassurait pas vraiment sur le fait qu’il était du même bord que moi. Quand à mon prénom, c’était mission impossible. En désespoir de cause, je lui donnerais un de mes surnoms, celui dont seule Abi connaissait le secret, et à quel point de détestais l’entendre de sa bouche.


« Mais vous osez déjà. » Lui fis-je remarquer avant de lui répondre. « Vous n’aurez qu’à m’appeler Rain jusqu’au moment d’enlever nos masques, et là je vous dévoilerais enfin ma véritable identité. »

Le geste suivi la parole et je posais mon index malicieusement sur le bout de son nez, un sourire amusé s’étirant sur les lèvres. Reprenant possession de ma main, je le regardais se lécher les lèvres, me laissant avidement intéresser par ces dernières. Perturbé et tentant encore de me contenir, je bus distraitement une partie du nectar doré qui pétillait dans mon verre avant de demander à mon tour :

« Et vous ? Puis-je avoir l’honneur de savoir votre prénom ? »

Je piquais un morceau de clémentine dans mon verre et me mettait à nouveau à sucer doucement l’agrume avant de constater que mon compagnon de route s’approchait de moi, près de mon oreille pour jouer la carte de la discrétion, peut-être un peu trop d’ailleurs… Il ne pouvait pas imaginer quel effet il me faisait. Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres à l’écoute de ces paroles. Mais je ne savais pas encore si pour lui cette phrase constituait une invitation à nous rapprocher plus encore où s’il était juste curieux de voir tout ce que l’on peut faire en soirée.

Je m’apprêtais à lui répondre quand le rideau rouge se déroula, laissant apparaitre une femme en sous-vêtements pailletés, armée d’une sucette et d’une tige pour faire ses acrobaties. Son apparition sur scène fit monter en flèche la libido des hommes qui n’étaient pas encore par paire qui se mettaient à la siffler et à lui demander d’enlever ses vêtements. Trouvant le spectacle grotesque, car déjà-vu, je m’en retournais vers mon compagnon, espérant intérieurement que la jeune femme qui venait de commencer son show ne l’attirait pas plus que moi. Cette mise en scène m’informait juste approximativement de l’heure qu’il était : à peu près 23h ou 22h30 si le gérant avait trouvé que sa fête d’anniversaire devenait trop platonique. Enfin, je me rapprochais de lui plus encore car la musique avait augmenté avec l’apparition de la prostituée sous les projecteurs. Je lui parlais assez fort pour qu’il m’entende sans pour autant crier.


« Eh bien dans ce genre d’endroit vous pouvez observer ce genre de spectacle par exemple. Sinon vous l’aurez remarqué, des couples se forment, comme à toutes les fêtes d’ailleurs. Mais le plus amusant, tant que cela reste correct, c’est l’attitude de certains personnages quand ils ont trop bu. »

Je désignais alors d’un signe du menton un homme rondouillard qui se déhanchait en chemise et boxer sur le bar à l’insu de tous, une chope de bière à la main et hélant la demoiselle sur la scène d’une manière si pathétique que c’en était triste pour lui. Je laissais donc mon partenaire observé ce dont je voulais parler avant de poser ma main chaude sur sa joue afin de tourner à nouveau son visage vers le mien. Plantant mon regard noisette flamboyant dans ses perles de glace, je rapprochais mon visage du sien tandis que mon autre main déposait ma coupe en partie vide sur une table. La main qui était posée sur sa joue glissa doucement jusqu’à son menton et tint délicatement celui-ci avant que je ne reprenne la parole.

« Cependant, sachez qu’en soirée les couples ne se forment pas forcément à cause de l’alcool… »

Comme pour appuyer mes propos, je laissais ma main libre se poser dans sa nuque tandis que j’approchais mes lèvres des siennes très lentement, comme pour le faire languir. Mais enfin je ne pus m’empêcher de l’embrasser, ce fut plus fort que moi. Peut-être regretterais-je cet acte plus tard, mais pour le moment, j’avais cet homme carrément dans la peau, et ça ne m’étais plus arrivé depuis un bon moment. Alors durant ce baiser que je voulais simple et doux, je priais pour qu’il ne me repousse pas. Auquel cas je serais obligé de courir après la petite souris que je tenais actuellement entre mes griffes, me délectant du fin goût de fraise de ses lèvres…
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Sam 18 Fév - 14:50


Kiss me... Again.
La danse avait été bonne. Elle avait même été envoutante, totalement paralysante, pas pour mon corps mais pour mon esprit, ainsi je me retrouvais l'esprit totalement anesthésié, suivant simplement les courbe du corps de mon partenaire du regard. C'était totalement différent de mes anciens cours de danse lorsque j'étais un adolescent et qu'à l'époque j'étais tout fou à l'idée de pouvoir inviter une fille à danser et plus si affinité. Mais ça, c'était le bon vieux temps de l'adolescence, maintenant j'étais bien plus calme. Aigri. Maintenant dans notre fameux coin, nous nous regardions tout deux, et nous parlions, se tournant autour sans vraiment déterminer si vraiment je jouais au jeu de la séduction ou si je suivais mes envies de passer un bon moment avec une personne qui m'avait l'air parfaitement éduquée et pas aussi abrutit que les autres personnes présences ici ce soir. La cerise fut avalée et ce fut comme il avait rompu le charme où je me retrouvais hypnotisé par la beauté de ses lèvres légèrement rosées. Je pourrais croire que j'en avais envie. Je n'avais jamais compris l'attirance qu'une personne pouvait éprouver pour quelqu'un. Ces dernières années j'avais tellement bridé mes sentiments et mes émotions que maintenant que je m'autorisais à ressentir des choses, je me retrouvais pris de court, sans savoir comment il fallait agir dans ces cas là ? En plus, je n'avais jamais été attiré par un homme auparavant, même si les femmes me dégoûtent, il est bien plus facile de séduire et de savoir comment agir avec elles. Là, j'avais l'impression que c'était moi la jeune fille hésitante qui voulait sans oser le dire ni le montrer.

A son clin d'œil, je répondis par un demi sourire et un petit signe de tête entendu, j'aimais bien ce type. Il était amusant et ne rentrait pas dans la vulgarité ambiante. Car, comme je pouvais le constater en regardant la salle qui s'étendait devant nous, des personnes se rapprochaient dangereusement et beaucoup n'avaient aucune honte à se dévêtir ou à se caresser le corps mutuellement dans une danse vulgaire contre un mur ou une table. Cette soirée semblait prendre une drôle de tournure. Nous pouvions parfaitement danser en touchant le corps de l'autre sans être vulgaire pardi ! La sensualité est parfois plus agréable que toutes ces choses qu'ils se faisaient. Je détournais mon regard de la foule, préférant cent fois regarder Rain. Oui il m'avait dit de le nommer ainsi. Je ne saurais son prénom qu'une fois nos masques enlevés. A la fin quoi. Je lui fis un petit sourire, rougissant légèrement début de sa phrase comme s'il me reprochait de vouloir savoir son nom. Alors je baissais les yeux, gardant un sourire en coin alors qu'il posait un doigt sur le bout de mon nez, j'eus un léger rire, me retenant de loucher sur son doigt. Ce fut notre premier véritable contact peau à peau et il était un peu désuet mais ce n'était pas grave, ça me faisait plaisir.

▬ Si c'est une tactique pour me faire rester jusqu'au bout avec vous, Rain... C'est fourbe... Mais efficace.

Je penchais un peu la tête sur le côté, une de mes mèches rebelle retombant sur mon front et je grimaçais légèrement. Il fallait de la patience pour contrôler ma crinière noire. L'imitant je bus aussi une partie de ma coupe de champagne, avalant le liquide qui me réchauffait lentement de l'intérieur. Au moins, c'était vraiment des aliments de bonne qualité. Puis vint le tour de mon propre prénom. Il était répandu, et beaucoup d'Allemand le portaient. C'était le nom d'un de mes grands père alors que la deuxième partie de mon prénom était celui de mon second prénom. Jouant dans sa cour, je haussais un sourcils et répondis.

▬ Appelez moi Matthias pour l'instant. Je vous dirais la première partie lorsque nos masques seront dévoilés.

Ce fut à mon tour de lui faire un petit clin d'œil. Ainsi, nous avions tout deux de bonnes raison de rester ensemble, c'est comme ça que je me rassurais en fin de compte. Rain était beau, Rain m'attirait et ça, ça me perturbait. Je le regardais sucer son morceau de clémentine avant de m'approcher, perturbé. Qu'il ne fasse pas de tels gestes devant moi, il allait me rendre dingue. Et là, nous fûmes interrompus dans notre conversation par la musique augmentant soudainement et l'arrivée sur « scène » d'une femme à moitié nue. Mon regard se posa sur elle alors que retirais mes gants pour les rentrer dans la poche de ma veste avant reprendre un fruit du bout des doigts, un autre morceau de fraise, mes yeux détaillant le corps de la jeune femme avec horreur, je vis les hommes s'agglutiner devant elle alors qu'elle bougeait ses fesses sur le rythme de la musique. Je grimaçais, consterné. Je fut heureusement tiré de ce spectacle par mon interlocuteur qui s'approchait dangereusement de moi. Je lui fis un petit sourire, écoutant donc sa réponse. Et suivait son mouvement pour poser à mon tour mon regard sur l'homme pitoyable. J'eus un rire amusé, lui répondant du tac-au-tac.

▬ Promettez-moi de ne pas me laisser boire assez pour finir dans cet état, le pauvre, il s'humilie.

Je riais à nouveau mais une main chaude se posant sur ma joue me stoppa, mon visage se retournant lentement vers le propriétaire de cette main. Je rougis faiblement, me mordant la lèvre inférieure alors que mon regard soutenait le sien difficilement, la tentation de détourner le regard était trop tentante. Mais cette présence sur mon visage était tellement agréable que je n'en fis rien, laissant ses doigts chavirer le long de ma mâchoire afin de saisir mon menton. Son visage s'approcha du mien, et je retins presque ma respiration, les lèvres légèrement entre-ouvertes alors que je ne le lâchais plus du regard, comme envouté à nouveau. Il parla, je ne répondis pas, il était si proche, l'envie montait. Mais je me retenais, je ne voulais pas faire le premier pas. Et là...

Ses lèvres se posèrent sur les miennes avec une douceur infinie. Mon cœur eut un raté avant de reprendre et de se mettre à battre si rapidement qu'il devrait certainement le sentir à mon pouls. Cela faisait presque mal. Cela faisait aussi très longtemps que je n'avais pas embrassé quelqu'un, mais ça, je n'avais pas oublié. Je posais ma coupe sur la table à côté de nous et je fermais finalement les yeux, profitant de cette pression de nos lèvres l'une contre l'autre, y répondant un peu, une main se posant sur le torse du jeune homme masqué, l'autre dans le bas de son dos. Je pris même le risque de prolonger le baiser, le rendant un peu plus ardant, sans trop insister, puis finalement, j'y mis fin, les joues rouges, passant ma langue sur mes lèvres, le regardant comme choqué. C'est comme si, embrasser un homme m'avait libéré du poids de l'abstinence de toute relation que j'entretenais depuis trois ans maintenant.

▬ Si c'est encore une tactique afin de me faire rester jusqu'au retrait de nos masques... Vous avez déjà gagné vous savez...

Je tentais de calmer à nouveau les battements de mon cœur mais ce n'était pas une mince affaire, j'étais paniqué et à la fois irrévocablement attiré par cet inconnu. Jamais je ne pensais qu'un jour ce genre de chose m'arriverais. J'avais envie de rester avec lui, de l'embrasser à nouveau, de caresser sa peau, de le sentir contre moi. Je fermais les yeux un bref instant avant de les ouvrir à nouveau et de le scruter un brin gêné. J'avançais d'un pas, prenant mon courage à deux mains et posais une main sur sa joue avant de la caresser du revers de celle-ci, un faible demi sourire sur le visage. Puis, je revins l'embrasser, délicatement, goûtant à nouveau à la saveur de ses lèvres, une saveur fruitée et légèrement alcoolisée. Je fis durer ce baiser quelques instants avant de reculer à nouveau mon visage, un petit sourire aux lèvres. Je détournais ensuite le regard et retournais m'appuyer contre le mur juste derrière moi, la femme sur l'estrade ayant eut le temps de retirer ce qui lui servait de vêtements pour la partie haute de son corps, les hommes étant en pleine effervescence.

▬ Cette rencontre est vraiment trop bizarre. Faites vous ce genre de chose à tous les nouveaux perdus comme moi.... ?

Demandais-je, ne supportant pas le silence entre nous, surtout après s'être embrassés. J'étais assez gêné comme ça.
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Sam 18 Fév - 23:10


Please... Don't leave me...
Un frisson de peur m’avait envahi à l’instant où j’eus sauté le pas et posé mes lèvres sur les siennes. La peur du rejet me nouait l’estomac. Mais je ne pouvais rien y faire, mon corps ne répondais plus aux signaux d’alerte de mon cerveau. J’étais pétrifié intérieurement à l’idée de perdre ce beau jeune homme que j’avais réussi à acquérir. C’était étrange que quelqu’un me fasse de l’effet comme ça. Depuis le lycée, je m’étais calmé sur les soirées en boite, sur l’alcool et tout ce qui va avec, je revenais donc de moins en moins accompagné, au bonheur de mon frère qui avait détesté l’époque ou je ramenais une fille presque tous les soirs à la maison. Ce baiser me semblait différent des autres, comme si pour une fois je ne jouais pas avec mon partenaire. Décidément cet homme me mettait la tête à l’envers : il y avait un problème dans les ressorts de mon esprit pour que je réagisse de la sorte. Pourquoi devais-je redécouvrir ce sentiment qu’est l’intimidation ? Quelque chose clochait, avec mon corps ou ma tête, mais ce qui était sûr, c’est que je n’étais plus le maître.

Cependant cet instant de peur et de confusion mêlée s’évapora rapidement quand Matthias répondit au baiser, s’appuyant délicatement d’une main sur mon torse tandis que son autre main posait tranquillement dans le bas de mon dos. Je pus enfin reprendre ma respiration, celle que j’avais stoppée de peur d’un éventuel rejet. Jamais je n’avais connu un tel soulagement. C’en était apaisant, agréable. Je goûtais à la volupté de ses lèvres au goût de fraise avec envie et douceur, la main qui était sur sa nuque allant se perdre dans sa chevelure d’ébène tandis que l’autre glissait le long de son cou avant de se stopper sur son épaule. Lorsque ma main traversait son cou, je pus constater l’accélération des battements de son cœur, si semblable aux battements du mien et fut réellement rassuré. Ce fut mon apprenti fêtard qui arrêta cet instant magique dans lequel je m’étais perdu. J’avais encore du mal à réalisé que j’avais atteint mon but, un large sourire gêné s’étirant sur mes lèvres brûlantes. J’avais envie que les masques tombent, là, tout de suite, et de voir enfin à qui j’avais réellement affaire. Après tout je n’avais eu le droit qu’à son second prénom, Matthias – que je trouvais carrément sexy à prononcer personnellement – et me sermonnais intérieurement : j’aurais dû faire pareil en disant que je m’appelais Klaus plutôt que lui donner ce surnom débile que ma chère et tendre Abigaël m’avait trouvé. Enfin, je lui avais donné alors c’était fait maintenant, je lui pardonnais, mais bien parce que c’était lui.

Lorsque mon camarade de jeu reprit la parole, un drôle d’air à la fois choqué et soulagé sur le visage, je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, histoire de faire partir ce stress qui s’était accumulé en moi depuis que j’avais croisé son regard glacé. Mais de toute manière, il avait raison : il était déjà prévu que nous restions ensemble. Que ce soit pour le plaisir de découvrir l’identité de l’autre ou simplement pour faire en sorte que mon apprenti ne finisse pas mal en point à cette soirée qui partait en sucette.


« Ah ça, j’espère bien. Je ne compte pas vous lâcher d’une semelle soyez en sûr. »

J’étais heureux, je me sentais léger et bien loin de toutes ces querelles familiales qui me pourrissaient la vie. C’était comme un bol d’air qui venait de semer la douceur en moi. Je fus cependant de nouveau interloqué quand Matthias posa sa main chaude sur ma joue, pour la première fois de la soirée étant donné qu’il avait toujours eut les mains gantées jusqu’alors. Je me prêtais au jeu, plongeant sans contrainte dans l’océan de glace de ses yeux qui m’envoûtait d’une manière que j’avais encore bien du mal à comprendre. Cette fois les rôles s’inversaient et il avait prit les devants en m’embrassant à nouveau. Il embrassait bien, et ce goût de fraise au champagne rendait le baiser encore plus attrayant. J’en savourais la saveur, la douceur, le mouvement de ses lèvres… C’était divin. Mais ça avait toujours un goût de trop court, me frustrant un peu malgré moi, même si toutes les bonnes choses ont une fin : il faut bien reprendre sa respiration de temps en temps.

Tandis qu’il se réfugiait contre son mur préféré, je regardais à moitié le « spectacle », m’accablant de voir que c’était plus les hommes que les femmes qui étaient en chaleur à cette soirée. Tout ça pour une paire de nibards, c’en était écœurant pour quelqu’un comme moi qui penchais de plus en plus du côté de l’homosexualité. Mais le beau brun ténébreux vint à briser le silence gêné qu’il y avait entre nous d’une manière, qui me choqua je dois bien le dire. Je me plaçais alors en face de lui, le regard sévère - étant donné qu’il ne pouvait voir le froncement de mes sourcils. C’était comme si je lui reprochais ses paroles par le regard, première fois que ça m’arrivais depuis longtemps. Il était bien rare que je m’offusque pour si peu.


« Je croyais que vous l’auriez remarqué de par mon attitude et mes manières. » Commençais-je pour amorcer mes arguments « Je ne suis pas du genre à courir après les relations d’un soir ! »

Mon regard se fit plus doux voire attristé et je le détournais du sien, comme pris la main dans le sac pour avoir fauté. Mon passé n’était pas très reluisant, et une bonne partie des gens présents dans cette salle me reconnaitront sans doute comme le Dom Juan des temps modernes, qui en son adolescence et début de vie de jeune adulte avait collectionné les conquêtes. Mais depuis j’avais changé, je m’étais calmé. Voir l’amour à l’état pur tous les jours m’avait fait envier ces personnes, dont ma propre cousine, Elizabeth lorsqu’elle était en couple avec le prof. J’avais envie de connaitre ça moi aussi, voir l’effet que ça faisait. Et peut-être un jour tombé amoureux, qui sait ? Cependant, bien que je me sois calmé, le passé était-là, et je n’aimais pas particulièrement mentir sans raison. Les seules personnes à qui je mentais étaient les membres de ma famille qui m’avaient longuement reproché cette période de libertinage et d’hésitation entre les deux sexes. S’ils savaient que je venais d’embrasser un garçon, ils deviendraient fous. Je poussais alors un petit soupire avant de lui avouer.

« Du moins, je ne le suis plus. »

Je vins m’installer timidement à ses côtés contre le mur, regardant droit devant moi, n’osant pas le regarder en face après une telle révélation. Je laissais mes yeux se perdre dans le vide alors que je me remémorais les soirées que j’avais pu passer, les choses que j’y avais faites. Depuis que j’étais officiellement entré dans la vie professionnelle, je cherchais à me stabiliser, malheureusement pour moi tout ne se passait pas toujours comme il le fallait. Je lui expliquais donc la situation, afin de l’éclairer sur la personne que j’avais pu être.

« Par le passé, je passais tout mon temps libre à faire la fête, boire et séduire hommes et femmes pour un soir. J’étais jeune, je cherchais à m’amuser. Pour cela, quand nous retirerons nos masques, certains me reconnaitront peut-être comme une sorte de Dom Juan. Mais depuis quelques temps je me suis calmé. Je préfère de loin mettre de l’ambiance dans une fête, que de copuler et boire à tout va. Je cherche chaussure à mon pied, mais cela s’avère plus difficile que je ne le croyais. »

Prenant une profonde inspiration en fermant les yeux, je me décollais du mur et me plaçais à nouveau face à lui, un faible sourire sur le visage avant de poser timidement mon regard dans le sien. Sans savoir pourquoi, je sentis de légers tremblements secouer mes mains alors que ces dernières se dirigeaient vers celles de Matthias. Je prenais chacune d’entre elles doucement et exerçais une faible pression tremblotante dessus afin de lui montrer ma bonne volonté et de plonger courageusement mon regard dans le sien après ce que je lui avais avoué, tout honteux que j’étais de ce passé peu reluisant.

« J’espère que vous pardonnerais mes ‘erreurs de jeunesse’ et que vous comprendrez bien qu’il m’arrive de plus en plus rarement de côtoyer des petits nouveaux comme vous le dites… Du moins ils n’arrivent pas du tout à me mettre dans l’état dans lequel vous me mettez. »

Je rougissais en écoutais mes propres paroles. J’étais en train de lui avouer clairement qu’il me faisait de l’effet, et mon corps tout entier aurait voulu lui crier de rester à mes côtés, de ne pas m’abandonner. Serrant doucement ses mains alors que les miennes tremblaient un peu, je désirais me réfugier dans ses bras alors que je ne savais pas si j’en aurais ne serait-ce qu’un jour le droit. Je savais très bien que jouer la carte de l’honnêteté était parfois risqué, mais je n’avais pas envie de lui mentir. Je n’en voyais pas l’intérêt et de toute manière, il l’aurait apprit tôt ou tard. J’espérais maintenant que ce beau jeune homme ne me fuirait pas dans une telle situation, tout petit que j’essayais de me faire pour lui faire oublier les aveux que je lui avais fait.
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Mer 22 Fév - 16:19


I kissed a boy & I liked it.
C'était amusant, étrange, euphorisant, excitant, effrayant, terrorisant et dégoutant. Ce sont les seuls mots que j'arrivais à poser sur ce baiser que nous échangions, que nous avons échangés. Et dont j'espérais qu'ils reprennent incessamment sous peu. Pendant cette embrassade, je m'étais sentis si nerveux mais si heureux que le sentiment naissant en moi en était presque agréable. Il était rare pour moi de ressentir quelque chose depuis longtemps, se pourrait-il que Rain soit une sorte de placebo à ma vie ? Serait-il celui qui me rendrait un petit peut plus humain, capable de ressentir des choses et non plus de vivre comme un pauvre petit majordome obéissant ? Allez savoir. Dans tous les cas j'adorais lorsque ses doigts se glissaient dans mes cheveux rebelles, l'autre allant sur mon cou, pour s'arrêter sur mon épaule me faisant frissonner de bonheur. Je ne voulais qu'une chose, qu'il continue à glisser ses doigts ainsi sur moi. Personnellement, sous se toucher, mes mains se crispèrent un peu, le rapprochant davantage de moi. Mais j'étais d'un naturel timide et gêné, alors je me calmais rapidement, mettant fin à ce moment magique... S'il avait pu durer un peu plus longtemps je n'aurais rien eu contre ce fait. Mais je pense que le simple fait d'être en présence de prostituées et d'hommes tous à moitiés nus en train d'essayer de forniquer sous nos yeux me calmait un petit peu et me gênait davantage. On ne peut pas dire que le lieu soit le plus romantique qui soit. Peut être était-ce à cause de ce champagne que j'avais eus une telle réaction vis à vis de ce baiser ? Peut être avais-je été drogué à mon insu ? Mais dans ce cas je ne pense pas avoir été capable de penser autant et de réfléchir à ce point à tout ce qui se passait autour de moi. Cette thèse était donc à exclure.

Son rire me désarma mais j'eus un bref sourire lorsque ce dernier me rassura en disant qu'il ne comptait pas me lâcher d'une semelle. C'était déjà ça. J'étais content et le sourire que j'affichais le prouvait déjà bien. C'est après cela que je revins l'embrasser, la tentation étant trop forte. Il y a des pulsions comme cela qu'on ne contrôle pas malheureusement. Mais une fois encore je mis fin à ce moment et retournais contre le mur. J'attendais, gardant maintenant le silence après avoir dit ce que j'avais à dire. Mais là, apparemment, ce fut ma première erreur, il se plaça en face de moi et me regarda si sévèrement que je fus obligé de détourner le regard, confus. Je ne comprenais pas pourquoi il était offusqué, ce n'était qu'une question comme une autre, mais apparemment je n'aurais pas dû la poser. Aussi, j'essayais de rattraper le coup, me mordant la lèvre inférieure.

▬ Oh je... Je suis désolé je ne pensais pas que vous le prendriez ainsi... Balbutiais-je un brin gêné.

Mais il continua à parler et vint s'appuyer contre le mur avec moi, semblant soudainement triste, gêné, mélancolique. Je me mordis la lèvre inférieure une nouvelle fois, me demandant si c'était de ma faute s'il était dans un état pareil. Je gardais donc le silence, l'écoutant attentivement, plutôt choqué par ses paroles. Bien évidemment, il ne pouvait pas être parfait, un être parfait n'existe pas, il fallait que cet homme soit volage et couche avec tout le monde. Je roulais des yeux, un brin agacé par ce que j'écoutais mais c'est à cet instant que je vis son air désemparé, et que cela me toucha. Je baissais les yeux à mon tour, regardant ses mains qui virent prendre les miennes. Je le regardais à nouveau, puis je serrai ses mains dans les miennes, me décollant du mur pour m'approcher un peu de lui, attendant qu'il ait terminé pour pouvoir prendre la parole.

▬ Laissons au passé ce qui lui appartient...

J'approchais alors mon visage du sien mais, ne l'embrassais pas, un peu timide à nouveau, puis je me contentais de serrer un peu plus ses mains, me léchant les lèvres. Mon passé aussi n'étais pas très glorieux et plusieurs personnes ici présentes étaient des maris de femmes avec qui j'avais eus une aventure par le passé lorsque j'étais leur majordome. J'étais un peu comme une prostituée moi aussi mais d'un autre type. Je détournais le regard en y pensant, rougissant à mon tour, il faudrait bien que je lui avoue ceci aussi, il venait de me faire une confidence gênante sur lui, la moindre des choses était que je lui renvoie la pareille.

▬ Puisque nous sommes aux confidences... A mon tour de vous avouer quelque chose... J'ai pendant longtemps servit les femmes afin qu'elles éprouvent du plaisir. Elles étaient ma faiblesse et une fois cela m'a fait perdre mon travail... C'est pourquoi maintenant toutes ces femelles me dégoûtent. J'aspire à une autre vie plus saine...

Je marquais un temps d'arrêt, dégoûté de moi-même et de ce passé. Même lorsque je n'étais pas majordome j'avais des relations sexuelles avec mes employeurs lorsqu'ils étaient des femmes. Je fermais les yeux un instant, avant d'attirer lentement Rain à moi, désirant le sentir près de moi, comme s'il me redonnait confiance, comme s'il était une sorte de force qui me permettait de ressentir de nouveau des choses. Mon cœur s'accéléra alors que je me remémorais ce qu'il venait de me dire, je lui plaisais, et il semblait vouloir plus qu'une simple aventure d'une nuit et je dois avouer que je n'attendais plus qu'une chose, que les masques tombent et que je puisse voir ce visage en entier et pouvoir l'identifier totalement.

▬ J'étais psychorigide, je ne ressentais plus rien depuis un certain temps, rejetant toutes relations mêmes amicales et là... Là vous arrivez ce soir et vous bouleversez toute ma vie en... Depuis combien de temps sommes nous ensemble ? Bref... Je perds l'esprit, et je sens déjà que vous allez me rendre dingue.

Je redressais son visage d'un doigt sous son menton et j'approchais de nouveau mes lèvres des siennes, un sourire éclairant soudainement son visage. Je vins passer ma langue sur ses lèvres avant de reculer un peu le visage, gardant mon corps proche du sien, complètement perturbé par toutes les sensations que je ressentais. Toutes les émotions affluaient dans tous les sens et me donnaient envie d'exploser ou quelque chose dans le genre.

▬ Et je sens que je vais adorer ça...

Murmurais-je finalement, avant de reposer mes lèvres sur les siennes, succombant au désir de l'embrasser, tendrement, doucement, délicatement, allant progressivement vers un peu plus de passion et de fougue, laissant nos lèvres danser entre elles, se caresser, se mordre gentiment avant de s'embrasser de plus belle.
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Jeu 23 Fév - 21:28


Just how we truly are.
L’anxiété. C’était un sentiment que je n’avais plus ressenti depuis longtemps… La peur du rejet, je dois bien avouer que cela faisait longtemps que je ne l’avais pas ressentie. Ces tremblements incontrôlables dans mes mains, cette lèvre inférieure qui bredouillais des mots invisibles, ce regard fuyant… Je crois bien que j’étais terrorisé à l’idée de finir ma soirée seul. Matthias avait de plus l’air d’être un homme très bien, bien qu’il ignorait les uses et coutumes d’une soirée « réussie ». Je le trouvais attachant, et attirant. Un beau brun ténébreux aux yeux de glace qui posait ses yeux sur moi, ça n’arrivait pas tous les jours. Cette occasion de le séduire, je voulais la saisir. Je ne voulais pas qu’il m’abandonne, qu’il me laisse seul dans ce petit coin de salle… Apparemment mes sentiments étaient assez visibles et mon ami resserra l’étreinte de mes mains avant de se rapprocher de moi.

De simples mots échappant de sa bouche parvinrent toutefois à m’ôter toutes ces peurs. Je poussais alors un soupire de soulagement avant de relever mon regard vers le sien, intimidé après ce que je lui avais révélé. Cependant, ses yeux si bleus arrivaient à m’envoûter, j’étais donc moins tendu, moins crispé, me laissant complètement aller à lui. Il s’approchait de mon visage, mais alors que je m’attendais à ce qu’il m’embrasse à nouveau, sa timidité ressortit de nouveau et il resserra simplement ses mains dans les miennes. J’eus un faible sourire en remarquant que lorsqu’il devenait timide, ce jeune homme avait un adorable tic, celui de se lécher les lèvres. Cependant ce fut à son tour de fuir mon regard, les joues rougissant. Ainsi lui aussi avait satisfait ses pulsions dans les bras d’autres personnes ? Bien que ce ne fût pas glorieux, au moins nous avions ce point en commun, et ça me rassurait d’une certaine manière. Je n’aurais donc pas à avoir honte de mon comportement passé. J’attendais qu’il eut terminé ses aveux avant de resserrer doucement l’étreinte de nos mains, plongeant mon regard noisette dans le sien avec passion et compréhension.


« Je comprends ce que vous pouvez ressentir… »

En effet, je n’avais plus autant cet attrait pour le corps féminin qu’avant. J’étais plus avare d’aventures avec des hommes, pour la simple raison qu’ils étaient plus difficiles à séduire et à charmer que ces demoiselles. J’avais besoin d’aventure, de conquérir la personne dont je m’éprenais. Si elle me tombait dans les bras avant même que j’aie posé les yeux sur elle, cela n’avait aucun intérêt à mon goût. Je me sentis alors attiré contre Matthias, cela me fit rougir sans que je m’en rende vraiment compte. Mais j’étais heureux, là, près de celui qui avait attiré mon attention depuis mon arrivée à cette soirée. J’humais discrètement son parfum, cherchant d’une certaine manière à m’en imbiber en entre-lassant mes doigts aux siens alors qu’il me confiait qu’avant de me rencontrer, il refusait tout contact avec autrui. Cela me fit plaisir mais m’attrista en même temps, ce ne devait pas être facile tous les jours de vivre ainsi, seul et reclus, loin de toute relation avec l’autre…

Mon visage fut remonté en direction du sien par l’un de ses doigts et j’esquissais un sourire. Ainsi je le rendais dingue ? Tant mieux, parce que je n’étais moi-même pas dans un état des plus normaux depuis que je l’avais rencontré. Si je le rendais dingue, moi il me rendait fou. Je rougissais doucement en observant ses traits magnifiques, mût par le désir d’ôter ce masque afin de voir qui me faisait réellement face. Sa langue vint effleurer mes lèvres, m’inspirant à entre-ouvrir légèrement ces dernières. Cependant je n’eus pas encore droit à un quelconque baiser. Grr, il aimait me faire languir c’est ça ? Exactement ce que je cherchais… Un homme capable de me rendre fou, de me faire languir, me sentir désiré… Plus le temps passait, plus Matthias grimpait les échelons de mon estime à vitesse grand V. Je fus néanmoins des plus ravi de sentir enfin ses lèvres contre les miennes. Un point de chaleur naissait dans mon corps à chaque endroit qu’il touchait où effleurait, une sensation douce et des plus agréables. Doucement, lentement, je commençais à le titiller avec la langue, cette dernière essayant de conquérir sa compagne de jeu dans une valse enivrante. Je rapprochais mon corps du sien jusqu’à être littéralement collé à lui. Mon corps succombait face à cet homme dont je ne connaissais même pas l’identité. Mais à cet instant précis peu m’importait. J’avais envie de lui, de son corps mais aussi de le connaître, d’être celui qui saurait sonder son âme d’un simple coup d’œil.

Je clôturais finalement le baiser, le regardant intensément de mon regard flamboyant avant de poser mes lèvres dans son cou, léchant doucement ce dernier alors que je laissais mes doigts parcourir sa colonne vertébrale à travers le tissu. Je me stoppais enfin, allant poser une de ces mains baladeuses sans devenir obscènes sur la joue de mon ami, ne cessant de le regarder avec passion. Il opérait tellement de changements en moi, cet inconnu dont je ne connaissais que le nom. Il me faisait fondre comme jamais personne n’avait sut le faire. Je lui souris alors tendrement avant de lui avouer ce que je pensais.


« Vous savez, Matthias, vous avez vraiment le don de me rendre fou. Jamais je ne me suis rendu dans un tel état auparavant… Oserais-je espérer que ce n’est pas un rêve ? Que lorsque les masques seront tombés, rien n’aura changé ? »

Je me sentais fébrile à l’idée qu’il me connaisse déjà, comme la plupart des gens dans cette salle. Je ne le laisserais pas partir, pas comme ça, pas si vite après m’avoir poussé dans les retranchements, j’avais atteins mes limites, je le sentais. Et l’endroit où nous nous trouvions ne me rendait pas non plus la tâche des plus simples. La femme qui faisait son strip tease était désormais complètement nue et s’amusait à pousser à bout les hommes qui voulaient la toucher, se dandinant sur scène. Je savais que l’heure d’ôter les masques était très proche, trop peut-être. Ce n’était qu’une question de minutes avant que l’on ne nous demande d’enlever nos masques. Je le savais, et une part de moi était rongée par la peur de faire fuir mon voisin.

Délicatement, je saisissais une framboise qui se trouvait dans sa coupe et la posa sur le bout de ma langue avant de m’approcher de lui et de l’embrasser, peut-être pour la dernière fois. Je reprenais notre baiser langoureux où il s’était arrêté, faisant valser la framboise qui en profita pour nous offrir le moindre de ses arômes, offrant à notre baiser un goût des plus agréables et acidulés. Je voulais me souvenir de ce moment, au cas où il viendrait à me fuir après que les masques ne soient tombés. Je caressaient tendrement sa chevelure, passant ma main sur son torse, tout en continuant le baiser jusqu’à ce que la framboise n’ait complètement disparue, désagrégée entre nos deux bouches…

Lorsque j’ouvris les yeux, la lumière me sembla plus forte, et pour cause, elle n’était plus tamisée comme au début, mais remise comme à son ordinaire, laissant un brin de mystère comme dans tous les clubs d’hôtes. Je tournais mon visage vers la scène avant d’apercevoir le gérant dont c’était actuellement l’anniversaire, tenant d’une main son verre de champagne et à son bras sa catin favorite depuis quelques temps. Il s’avança près d’un micro sur pied et se racla la gorge avant d’exprimer sa gratitude d’un air gai et joyeux. Mais bien évidemment, cela sonnait aussi les douze coups de minuits, et l’heure de faire tomber la barrière du masque…


« Chers amis ! Merci d’être venus si nombreux pour fêter mon anniversaire. L’heure est venue maintenant d’enlever vos masques et de vous montrer à votre partenaire tel que vous êtes vraiment. Alors maintenant tous ensemble ! 5… 4 … 3… 2… 1… Zéro ! »

A ce signal, la plupart des convives – ceux qui n’étaient pas occupés à copuler dans un coin – ôtèrent leurs masques. Des cris de joies se firent entendre tandis que d’autres mines se défaisaient petit à petit. Je poussais un petit soupire en espérant que Matthias ne s’en aille pas quand je lui aurais révélé mon identité. Je le lâchais donc et passais mes mains derrière ma tête afin d’en ôter le nœud de tissu qui maintenait mon masque noir en place. Ce dernier descendit lentement de mon visage jusqu’à ce que je le récupère dans une de mes mains. Je plantais alors mon regard flamboyant dans celui de Matthias avant de lui sourire légèrement.

« Je m’appelle Rainer Alsbach. Enchanté de vous rencontré, Matthias. »

Mais je n’étais pas aussi heureux que je voulais bien le laisser paraître. Je crois bien que j’avais peur, une peur que je tentais par tous les moyens de faire taire de sorte à ce qu’il ne s’en rende pas compte…
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Sam 25 Fév - 20:45


Please don't leave me alone.
Cet instant, ce moment, il était si beau, si simple, si agréable. Je n'aurais voulu le rompre aucunement. Jamais me séparer de ses lèvres, être toujours collé à lui, l'embrassant avec envie, fondant à nouveau aux diverses pulsions de vie humaine qui nous poussent à nous faire du bien et nous faire plaisir, à nous rendre heureux tout simplement. L'embrasser c'était si bon, le sentir si proche de moi c'était tout aussi bon, j'avais envie de tout savoir de lui, mon cœur me tiraillait le corps, comme s'il voulait s'échapper de sa cage. Je fermais les yeux, caressant sa peau du bout des doigts, heureux de le voir se rapprocher ainsi de moi. J'avais chaud, chaud à son contact, et je ne voulais plus qu'il s'éloigne, je ne voulais plus sentir cette froideur autour de moi, avoir froid dans ma solitude dans laquelle je m'enfermais petit à petit. Pitié, sors moi de là, sauve moi, tend moi ta main et emmène moi dans ton monde. Je voudrais juste une fois ne plus penser, ne plus réfléchir aux erreurs que je pourrais faire afin de garder une image parfaite pour mon métier, je voulais juste être bien, être heureux et si possible avec lui.
Je frissonnais violemment lorsque ses lèvres vinrent embrasser mon cou, ce point si sensible chez moi. J'aimais qu'on me mordille ou m'embrasse le cou, c'était une zone très érogène chez moi c'est pourquoi dans un mouvement de gène et de pudeur je posais une main sur son torse comme pour le retenir un peu, et faire en sorte qu'il ne s'attarde pas trop longtemps sur cette partie de mon corps. Je ne savais pas quelles allaient être les réactions. Mais il s'arrêta pour prendre la parole, ce qui me laissa le temps de souffler, au moins quelques secondes. Je penchais la tête sur le côté, restant proche de lui, je gardais ma main sur sa hanche, la caressant doucement, le regardant avec tendresse, un sourire tendre aux lèvres.


▬ Pourquoi est-ce qu'un masque changerait les émotions ressenties ce soir mon cher... ? Ne vous en faites pas, rien ne changera.

Je disais cela, mais en vérité j'étais complètement stressé, si cela se trouve il allait tout de suite voir que je n'étais qu'un majordome et alors il ne voudrait plus de moi, il ne voudrait pas d'un homme qui sert les autres pour gagner son salaire alors qu'avec l'argent de sa famille il n'aurait peut être pas besoin d'un métier comme celui ci pour vivre. Peut être que si je lui expliquais que j'aimais vraiment mon métier il le prendrais autrement ? Que si je lui expliquais que ma famille était riche mais que j'avais envie de me rendre utile et de faire un travail qui serve vraiment à quelqu'un concrètement ? Je ne savais pas. Je fronçais les sourcils en réfléchissant, soudainement complètement angoissé par le moment où nous devrions retirer nos masques, je ne voulais pas le faire fuir.
Mais il fit s'envoler toutes mes craintes en une seule seconde, revenant m'embrasser subitement et avec... Une framboise ?! Je fus d'abord surprit par la texture et le goût dont je ne m'attendais absolument pas, mais je finis par m'habituer, et repris le baiser là où nous nous étions arrêtés, je le prolongeais, pressant un peu sur sa hanche pour le maintenir bien contre moi, refusant à ce qu'il se recule ne serait-ce qu'un petit peu. Le goût fruité était délectable, c'était délicieux, j'adorais cela, je trouvais ça vraiment bon. Sa langue caressait la mienne qui le lui rendait bien, mes mains caressaient son corps, l'effleurer sans oser se glisser en dessous des reins, de peur de paraître trop entreprenant. Une fois la framboise complètement effacée, le baiser prit fin de lui même et je me léchais encore un peu les lèvres, tenté.

Mais là, sur scène se trouvait le propriétaire des lieux apparemment, du moins c'est ce que je compris vu qu'il semblait avoir une cinquantaine d'année et qu'il parlait comme s'il était l'organisateur de cette soirée. Mon dieu, je suis très perspicace. J'eus un petit sourire aux lèvres en l'écoutant, j'allais enfin voir à qui appartenait ce corps. J'allais fois ce visage complet et connaître son vrai nom. Mais une nouvelle angoisse allait aussi arriver, j'allais devoir me dévoiler, pauvre petit majordome que j'étais. Et si je ne lui plaisais pas ? Plus de temps à perdre, il retirait déjà son masque et s'offrait à moi. Rainer Alsbach. Je me figeais, comme choqué. Je venais de passer ma soirée à rouler des pelles avec un Alsbach... ? Donc à un de mes employeurs... ? Ou quelque chose comme ça ? Non non non... Je me mordis la lèvre, remarquant que je n'avais toujours pas retiré mon masque tellement j'avais été surprit. Je levais à mon tour mes mains et défis le nœud, laissant le masque glisser dans ma main, que je rentrais dans la poche intérieure de ma veste qui était assez grande pour cela.


▬ Je me nomme Klaus Von Walker... Enchanté monsieur Alsbach...

Je baissais les yeux, gêné, je n'étais qu'un domestique sur un domaine qui portait son nom de famille, il devait me voir autrement maintenant. Quoi que, si ça se trouve il ne me connaissait même pas, un homme de sa tailleur devait avoir tellement à faire en une journée, il n'allait pas non plus s'inquiéter pour des domestiques. Je soupirais et passais une main dans mes cheveux. J'étais un brin désemparé mais j'avais été sincère jusque maintenant, autant l'être jusqu'au bout.


▬ Je ne pensais pas me retrouver face à un Alsbach... Je... Je crains de ne pas vous convenir vous savez je ne suis.. Qu'un Majordome à l'Akademie qui porte votre nom...

Je ne le regardais plus, trop gêné, honteux, ne sachant pas comment réagir, comment je devais me comporter et comment je devais le voir. J'étais un peu perdu soudainement, un peu penaud, me demandant si j'allais finalement être seul encore une fois.
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Sam 25 Fév - 23:31


Don't go away...
Comme je m’y attendais, Matthias esquissa une mine choquée en remarquant que j’étais un Alsbach. D’ailleurs, quand j’avais prononcé mon nom, plusieurs personnes s’étaient retournées vers moi, et certaines avaient même essayé de m’aborder. Encore une fois, ces dernières devaient être attirées par le prestige et le respect qu’imposait mon nom dans une simple soirée comme celle-ci, chacun cherchant à sa manière de s’attirer mes faveurs. Quant à moi je les ignorais, j’étais totalement subjugué par mon homologue, n’attendant qu’une chose : qu’il me dévoile à son tour sa véritable identité. Cependant je remarquais qu’apprendre ma propre identité l’avait profondément perturbé, que dis-je ? Il était très vraisemblablement choqué de me découvrir devant lui. Mon sourire de circonstance se fit triste au fur et à mesure que les secondes s’égrainaient et qu’il ne se démasquait pas à son tour, mes yeux s’emplissant doucement de larmes.

Mais enfin Matthias finit par comprendre et défit son masque à son tour, rangeant ce dernier – déjà bien imposant – dans une des poches intérieures de son veston. J’en fus intrigué mais ne m’attardait pas sur un tel détail, mon corps, mon esprit et mon cœur brulant d’impatience de découvrir le visage de mon partenaire en cette soirée. Je restais comme émerveillé par la beauté de son visage et son regard bleuté qui avait prit une teinte peinée, tout comme son visage. Mais pourquoi donc ? Je me posais la question. Son visage me rappela d’ailleurs quelque chose, comme si je l’avais déjà croisé quelque part auparavant. Mais où et quand ? Sans parler du fait que je ne me souvenais pas avoir rencontré un quelconque Matthias dans ma vie par le passé ! Enfin, Matthias me révéla qu’il s’appelait en réalité Klaus Von Walker. J’arquais un sourcil dubitatif, me demandant le rapport avec le Matthias dont il m’avait intimé le nom précédemment. Mon propre surnom était néanmoins des plus clairs : un horrible surnom qui voulait dire pluie en anglais donné par ma meilleure amie en date qui était bien la seule à m’appeler par ce pseudonyme.

Toujours perdu dans mes réflexions, je remarquais que mon partenaire semblait embarrassé et plus ou moins prit de cours par la révélation de nos identités respectives – bien que son véritable nom ne m’ait pas grandement éclairé sur la question de qui il était vraiment et d’où il pouvait me connaitre. Il passa une main embêtée dans sa splendide chevelure avant de rajouter qu’il travaillait en réalité à l’Akadémie Alsbach en tant que majordome. Sur le moment, je croyais un peu à une mauvaise blague et haussait des sourcils stupéfaits, avant de me rendre compte qu’il s’agissait de la pure et stricte vérité. Ben dites donc dans quel pétrin je m’étais encore fourré ce soir ! Ulrich allait me tuer ! Enfin, ce ne fut pas son poste qui m’empêcha de lui faire les gros yeux et d’approcher à nouveau mon corps du sien, prenant Klaus par les épaules pour le plaquer doucement contre son mur préféré. J’approchais alors mon visage du sien pour lui dire ma façon de penser, m’exprimant de manière sévère comme pour lui chasser de l’esprit cette fichue idée de classe sociale.


« Dis donc Klaus, c’est pas parce que je suis un Alsbach que tout d’un coup tu dois te défiler et penser que t’es pas assez bien pour moi. T’es Majordome et alors ? Moi je suis bien professeur, alors y’a pas de quoi penser que tu me conviendras pas. »

J’étais complètement sincère, m’exprimant avec sévérité mais en tentant de tout mon cœur de lui faire comprendre qu’à mes yeux, notre différence de situation sociale me passait bien au-dessus de la tête. Je finis donc par le relâcher avant de me laisser tomber sur lui, appuyant ma tête contre la sienne. J’avais peur qu’il s’en aille, peur qu’il me laisse pour une excuse aussi misérable que celle-là. J’allais délicatement quérir ses mains à l’aide des miennes, les relevant de chaque côté de son torse avant de les appuyer sur le mur glacé. J’humais son parfum, juste le sien, celui qui me faisait perdre la tête avant de planter à nouveau mon regard noisette dans ses perles bleutées enfin dévoilées.

« Et puis j’ai beau avoir habité dans la demeure où tu travailles, j’y suis interdit de séjour comme toute ma famille depuis bien longtemps comme tu dois le savoir. C’est ma cousine ta maîtresse, pas moi, je n’ai aucune influence sur tes services étant donné que je ne peux même pas voir ce que cela peut donner. »

Je lui offrais un doux sourire avant de déposer mes lèvres sur son cou, comme j’avais remarqué qu’il s’agissait là d’un point sensible chez lui. Je le maintenais contre le mur de par mon corps collé au sien et mes mains contraignant les siennes à jeter l’éponge. Je partis donc de la base de son cou, au niveau de la clavicule et lui lécha le cou en laissant une fine trainée de salive pour arriver jusqu’à son lobe d’oreille que j’allais titiller soigneusement avec ma langue. Puis je mordillais doucement ce morceau de chair avant de le suçoter délicatement avant de le laisser enfin reprendre son souffle, lui murmurant d’une voix faible et attristée :

« Mais si je ne te plais pas, dis-le. Je te relâcherais. Bien que j’en serais des plus déçus… »
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Dim 26 Fév - 2:20


I'm glad you stay.
Il se passait une chose que je ne désirais pas, il se passait un truc, un truc de dingue, Rainer semblait triste. Je ne voulais pas le rendre triste, c'était la dernière chose que je voulais, je voulais juste le rendre heureux mais j'étais encore sous le choc, j'avais juste envie qu'il soit bien avec moi mais je croyais que cela n'allait pas être possible ! Je... Je... J'avais peur de le perdre c'est tout. Mais lorsque je vis les larmes lui monter aux yeux, j'en eus le cœur fendu. C'est pourquoi je me mis à agir, je retirais mon masque, me présentant simplement, comme je pouvais le faire. J'avais envie de pleurer moi aussi, ma voix tremblait un peu mais il fallait que je sois fort. Mais il s'approcha de moi et me plaqua contre le mur avec qui j'avais aussi passé la soirée et il me regardait droit dans les yeux, sévère, il était presque effrayant. Je déglutissais et je fermais un œil timidement comme si ça allait le rendre moitié moins intimidant. Son visage s'approcha du mien et j'ouvrais mon œil à nouveau, préférant voir la vérité en face, la sentence allait tomber, j'avais peur. Mais il me dit que la classe sociale ne voulait rien dire et qu'il s'en fichait, et que ce n'était pas comme ça que j'arriverais à le fuir. J'en apprenais tous les jours, il était professeur et soudainement, j'avais envie de savoir de quelle matière, qu'il me parle de ses cours, de ses élèves, qu'il me raconte un peu sa vie, j'avais tellement envie d'en savoir plus, toujours plus.

▬ … N-non... Je ne...

Je balbutias. Simplement, sans finir ma phrase, incapable de la continuer trop gêné, trop perdu, trop... Hésitant ? Je voulais juste qu'il reste, qu'il me rassure, qu'il me dise qu'il s'en foutait totalement de tout ça, que ce soir j'étais tout ce qui comptait pour lui que je n'étais pas qu'un simple mec comme ça sans aucune importance. Je voulais juste qu'il me rassure oui... Qu'il croit comme moi je commençait à croire en ce qui ressemblait grandement à un coup de foudre ou un coup de cœur. Je ne sais pas si cela allait durer mais pour le moment... C'était juste parfait. Je serrais ses mains dans les miennes et je plantais mon regard dans le sien, le soutenant, longuement, le regardant avec intensité. Je respirais calmement, attendant simplement qu'il parle à nouveau, je n'arriverais pas à dire quelque chose de plus. Et il prit la parole, il était vrai qu'il était interdit en ces lieux, je le savais mais toujours est-il que c'était sa famille, j'étais un employé de sa cousine, rien d'autre. Mais pourtant, pourtant, Rainer semblait prêt à passer outre cette différence, je devrais pouvoir faire la même chose à mon tour non ?

▬ Tu as raison...

Me contentais-je de dire. Je n'avais pas d'autres réponses, il avait cruellement raison, terriblement raison... Heureusement qu'il avait raison, je rêvais d'être avec lui et de pouvoir éventuellement le revoir, je voulais juste que cette soirée se passe bien. Je m'étais permis de le tutoyer étant donné qu'il avait fait de même mais si ça se trouve je n'en avais pas le droit, enfin je suppose qu'on était assez intimes pour le moment non ? Je frissonnais violemment, fermant les yeux lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec mon cou, mon cœur s'accéléra, et je tentais de le repousser, en vain, il devait avoir plus de force que moi de toute façon. Je mordillais ma lèvre inférieure, laissant échapper un petit soupir tendre, désireux d'en avoir plus, désireux de l'avoir contre moi de sentir sa peau contre la mienne, ses lèvres contre les miennes. Heureusement, il s'arrêta, et je pus reprendre mes esprits, pour lui répondre.

▬ Tait toi si c'est pour dire des conneries pareilles, t'as vu dans quel état tu me met ? Je ne veux que toi là maintenant tout de suite, je veux que tu m'embrasses, que tu me touches, que tu restes au près de moi ce soir et demain et je ne sais pas quand encore mais... Rainer... Alsbach ou pas... Je veux pas arrêter.

Je plissais les yeux et à ces mots je revenais l'embrasser avec fougue, une main se posant timidement sur son postérieur après que j'eus libéré ces dernières. Ainsi je le maintenais contre moi et je glissais ma langue dans sa bouche, pour qu'elle rejoigne sa congénère pour la caresser doucement lentement et tendrement. Je l'embrassais ainsi longuement avant de me séparer de ses lèvres pour murmurer.

▬ Ne me relâche pas...

La lumière s'était de nouveau tamisée et les gens dansaient à nouveau autour de nous ou vaquaient à leurs occupations peu catholiques, alors que nous même faisions monter la température. Je rapprochais mon visage du sien et je vins mordiller sa lèvre inférieure tendrement, tirant un peu plus dessus avant de baisser mes lèvres sur sa mâchoire, l'embrassant et la mordillant légèrement. Nos deux corps collés, ma respiration un peu plus soutenue et bruyante, je lui caressais le dos tendrement maintenant, essayant de ne pas trop penser à ce qu'on pourrait devenir.
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Rainer Alsbach



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Dim 26 Fév - 17:47


Come with me ~
La tentation, un jeu à double tranchant que je commençais à jouer là. En effet, si le désir que j’offrais à mon partenaire ce soir était assez bon à son goût, je pourrais profiter de sa présence ce soir ou plus longtemps peut-être même. Mais si ces gestes tendres que j’avais à son égard se voyaient mal interprétés ou peu désirés, je risquais de faire fuir mon camarade encore plus vite que je ne l’eus prévu… Aussi priais-je intérieurement pour que mes actions aient un aspect positif sur la personne de mon partenaire ce soir. J’aurais aimé le dévorer du regard, mais je m’attardais sur le peu de chair qu’il m’offrait, comme une manière de fuir le regard de mon ami avant qu’il n’ait répondu à mes avances. Mon cœur battait la chamade et je me réjouissais de voir que mes actions n’étaient pas sans effet sur Matthias… Euh Klaus, pardon.

Je fus cependant très surprit par sa violente réaction et sa tirade qui me laissèrent statufié dans ma position, bouche buée tout en écoutant attentivement la moindre de ses paroles. Alors il voulait de moi ? Ces mots, si inattendus de la part d’un majordome, me firent d’abord rougir alors que j’esquissais un large sourire emprunt de satisfaction. Je sentais en ma poitrine, comme si mon cœur revivait, ravi qu’il ait la même idée que moi, à savoir se revoir dans les jours à venir et passer la soirée ensemble. Cette idée me combla intérieurement, aussi le laissais-je embrasser mes lèvres, le laissant me montrer toute la fougue que je désirais au plus profond de mon cœur. Je libérais alors ses mains, passant mes bras autour de lui pour me concentrer totalement sur le baiser que nous échangions, nos deux langues s’offrant l’une à l’autre dans une valse des plus délectables. C’est alors que je ressentis comme un frisson me parcourir l’échine avant de comprendre que la main de mon ami s’était faite une place sur mon arrière-train. Ouh, mon camarade de jeu serait-il tenté par une soirée au lit ? Ce fut ce que j’en conclus, mais étais-je tout bonnement trop rapide ? Peut-être avais-je l’esprit mal-tourné ? C’était fort probable d’ailleurs. Néanmoins lorsque le baiser se stoppa, j’entendis bien qu’il ne voulait pas que je le lâche, comme je lui avais demandé auparavant. J’étais satisfait, ravi, comblé, et tout bonnement subjugué par son influence sur ma personne.

Je le laissais jouer avec mon corps, mordiller ma lèvre inférieure alors que je plongeais mon regard flamboyant dans le sien. Je m’affairais à passer l’une de mes mains dans sa chevelure ébène alors que mon cœur s’accélérait. Je me collais le plus possible à lui, insistant au niveau du bassin pour lui montrer les effets que ses dires et ses caresses avaient sur moi. J’avais chaud, très chaud, trop peut-être. Mais je n’étais pas homme à copuler comme d’autres dans un lieu aussi fréquenté et malsain que ce bar d’hôte. Non, je restais tout de même un noble, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’était pas dans mes habitudes de laisser une de mes conquêtes passer le seuil de ma porte. Cependant, la proie que j’avais séduite ce soir s’était également accaparé mon cœur. Je retournais alors la situation : l’une de mes mains dans sa chevelure tandis que l’autre déboutonnait délicatement le haut de sa chemise violette, laissant voir de début de ses clavicules. Mes lèvres s’y dirigèrent alors et commencèrent à les mordiller doucement tandis que ma main libre lui massait délicatement une de ses hanches, insistant doucement dessus avant de planter à nouveau mon regard dans le sien.


« Klaus, tu me plais plus que de raison. Ce devrait être interdit d’être aussi beau. J’en envie de toi, là, maintenant, tout de suite… Mais pas ici, parmi toutes ces bêtes… »

J’allais ensuite déposer délicatement mes lèvres sur les siennes, comme signe d’une promesse inavouée, posant mes deux mains sur son torse en dépliant et repliant mes doigts sur ce dernier malgré le tissu qui m’empêchait de toucher sa peau si douce et si délicate. L’espace d’un instant, je me demandais si cela était réellement une bonne idée. Après tout, Ulrich pourrait très bien nous surprendre le matin venu. Certes pour le moment il était en déplacement et ne rentrerait que très tôt. Ce fut d’ailleurs peut-être cela qui me poussa à proposer ouvertement cette possibilité à mon ami.

« Et si on allait chez moi ? » lui murmurais-je tendrement.

Je le suppliais presque du regard, esquissant des yeux de chien battu pour le faire craquer en continuant mes mouvements sur son torse. Je ne voulais pas passer la nuit seul, pas sans lui, pas après tout ce que mon corps avait dû endurer depuis le début de cette soirée. J’en avais assez de retenir mes pulsions. Pourtant il fallait que je garde la face, un minimum du moins. Après tout je restais un Alsbach, et je n’allais pas laisser mes bonnes manières s’échapper en un claquement de doigt.
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Klaus M. Von Walker



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MessageSujet: Re: [Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]   Lun 27 Fév - 17:25


Here we go.
Je n'ai jamais eus de relation homosexuel dans toute ma vie. Je n'ai jamais été contre, je n'ai jamais blâmé certains de mes amis qui l'étaient, mais jamais l'expérience ne m'avait tentée. Je ne sais pas pourquoi, peut être parce que j'étais trop facilement attrapé par les femmes, où alors qu'aucun homme ne m'aie dragué. Peut être aussi qu'aucun homme avant Rainer ne m'avait fait d'effet. En effet, jamais je ne m'étais vraiment intéressé à la gente masculine avant lui, et je dois avouer que je n'étais pas mécontent. C'est peut être l'attrait de l'inconnu, le « tout nouveau tout beau » comme on dit, mais je ne comptais pas non plus le laisser partir. Il était le seul qui depuis longtemps provoquait des sensations agréable en moi, le seul quo me faisait un petit peu réagir, alors forcément, moi, dans ces cas là, je ne voulais pas le perdre. Qui plus est, il me plaisait et j'aimais parler avec lui, même si je devais encore avoir beaucoup à en apprendre sur lui.
C'était fou, totalement fou comme moment, mais que pouvais-je faire d'autre ? J'étais totalement impuissant face à ces attentions dans mon cou qui me faisaient frémir plus que de raison. Je n'arrivais plus à reprendre le contrôle sur moi-même et encore moins sur mon partenaire. Je me laissais donc tomber dans les vices et les envies qui me parcouraient, l'embrassant avec une ardeur et une fougue non contenue, mes mains devenant un peu plus baladeuse au fur et à mesure du baiser. Était-ce une invitation ? Une proposition ? Sur le coup, je n'y ai pas pensé, non, vraiment pas. Mais mon corps s'exprimait à ma place et j'avais envie de rester avec lui, de passer la nuit avec lui, qui sait ce que nous ferons, après tout je ne savais pas s'il était homosexuel mais dans tous les cas, moi, je n'étais qu'un novice et ne sachant pas vraiment quoi faire je ne voulais pas me risquer à prendre trop d'initiatives, sinon je serais un peu mort, un peu humilié, ou peut être me prendrais-je un gros vent. Je ne savais pas et encore une fois je me posais un peut trop de questions et la soirée prenait une allure qui m'effrayait.

Peut être ferais-je mieux de m'enfuir, de partir tout de suite, de lui laisser mon numéro et de dire que je devrais rentrer pour nourrir le chat ? Quelle sottise, je n'ai même plus de chat, même si c'est mon animal favoris et que je rêve d'en avoir à nouveau un, je n'ai plus de chat pour l'instant, et si je lui laisse mon numéro, ou mon adresse, et qu'il vienne chez moi, il verra bien que je n'ai pas de chat et que donc, j'ai mentis ! La panique me prenais petit à petit, je ne savais plus ce que je devais faire, ce que je devrais dire, je ne savais même plus comment rentrer chez moi. Vraiment, je pense trop, je devrais arrêter de trop réfléchir et faire ce qu'il me plait, tout simplement. Mais comment partir maintenant ?
Mais là, alors que j'hésitais de plus en plus, encore une fois il réussit à tout faire s'envoler dans un simple mouvement. Son bassin s'était approché du mien. D'abord surprit, j'avais reculé le mien, collant mes fesses contre le mur, mais finalement, j'avais de nouveau fait une petite pression sur ses fesses à lui afin que son bassin revienne contre le mien, ces deux parties de nos corps se parlant plutôt bien pour montrer l'effet que nous nous faisions mutuellement. Je plissais un peu les yeux, un regard tendre, un faible sourire aux lèvres, rougissant alors que ses lèvres viennent embrasser le peu de peau qu'il venait de découvrir. Je frissonnais violemment. Il faisait tourner la balance en sa faveur, il allait me faire craquer. Aussi ses paroles me firent rougir bien plus que prévu, je n'aurais jamais pensé qu'il me fasse un tel effet. Mon cœur s'accéléra, battant tellement vite que cela me fit mal, ma tête tournait un peu sous l'euphorie. Mais qu'est ce que j'avais peur.

Je ne pouvais pas lui résister, je lui rendis chastement son baiser et je caressais un peu son dos du bout de mes doigts, les remontant le long de sa colonne vertébrale alors que l'autre était toujours posée sur sa hanche. Il me faisait rêver ce mec. Sa proposition m'effraya d'autant plus, mon regard se détourna un bref instant, cherchant un moyen de m'échapper mais contre toute attente je murmurais.


▬ … Allons chez toi.

A son oreille. Mes envies étaient plus forte que ma peur. Quand je raconterais ça à Gladia, jamais elle ne me croira. Moi, flirter avec un Alsbach ? Qui l'aurait cru... Je reposais mon regard sur lui et je lui fis un petit sourire. Je n'étais pas un trouillard, j'allais assumer mes envies et mes désirs mais bon sang... Arrête de faire battre mon cœur aussi fort.


RP terminé
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[Terminé] Face to face [PV : Rainer Alsbach]

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