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 Maybe tomorrow - Derek McLivingstone ou Sherlock Holmes de poche.

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Derek Admin
Derek McLivingstone





MessageSujet: Maybe tomorrow - Derek McLivingstone ou Sherlock Holmes de poche.    
Sam 20 Aoû - 18:45

Derek McLivingstone
So maybe tomorrow, I'll find my way home.


Nom de famille ; McLivingstone (nom de famille anglais de son père) Weidinger (nom de famille allemand de sa mère.)

Prénom ;Derek(surnom donné par sa famille, notamment par son frère ainé.), Mister D(surnom donné par un enfant du personnel travaillant à la maison familial proche de Londres, avec qui il jouait entre 6 et 10 ans.)

Surnom ;Derek(surnom donné par sa famille, notamment par son frère ainé. Il préfère qu'on l'appelle comme cela.), Mister D(surnom donné par un enfant du personnel travaillant à la maison familial proche de Londres, avec qui il jouait entre 6 et 10 ans.)

Orientation sexuelle ;Bisexuel, bien qu'il n'aime pas être classifié. Il n'aime pas un homme ou une femme mais aime tout simplement.

Âge et date de naissance ;19 juillet 1994 dans une clinique de Berlin.

Origine ;Double nationalité anglo-allemande. Son père est l'héritier d'une illustre famille noble anglaise, McLivingstone. Sa mère est la descendante de la noblesse allemande et est issue de la célèbre famille Weidinger.

Groupe ;Excellence



PHYSIQUE
Le garçon au sourire en coin;


Derek est un jeune homme de taille moyenne pour ses bientôt 16 années d'existence. Il est détaché de toutes futilités adolescentes par rapport à son physique. D'ailleurs, il admet lui même qu'il s'aime physiquement parlant. Il a un visage plutôt fin aux traits lisses et harmonieux. Ses cheveux noirs courts et indisciplinés, qu'il tente parfois d'arranger, sont comme ceux de sa mère. Il a également pris ses yeux noirs avec une lueur d'intelligence et de malice indiscutable. Cette couleur noire s'accorde parfaitement avec son teint plutôt pâle et sublime une légère couleur rosée se trouvant sur ses joues et étant plus prononcée au contact du froid. Son nez est rond et ses lèvres affichent un sourire en coin naturel. Elles cachent des dents blanches parfaitement rangées.

Ce visage quasi-angélique s'accorde avec un corps fin mais musclé, mis en valeur par une démarche fluide et déterminée avec souvent les mains dans les poches d'un jean. Il met également son corps en valeur par une garde robe rock et chic, souvent chère. Il affectionne les foncés, soit marine soit noirs. Il aime les chemises claires. Derek n'a qu'une seule tenue plutôt décontractée et adolescente. Elle comporte un pantalon de type sportif noir, un t-shirt blanc avec des inscriptions en japonais et par dessus une chemise à manches courtes rouge qu'il laisse ouverte. Étrangement, il préfère des baskets à des chaussures chics italiennes.

Il a deux accessoires fétiches une casquette noire avec un A rouge inscrit dessus, qu'il tient de son frère et son ipod. Il déteste les écouteurs et préfère son casque sombre, très perfectionné, qu'il garde pratiquement en permanence sur les oreilles. Cela lui donne un aspect plus mystérieux dont la plus part des filles raffolent.

Il dégage une assurance, une suffisance et beaucoup de malice et perspicacité. Son charisme colle parfaitement avec sa voix sexy, enjouée et un peu rauque.

Particularités: Quand il a eut 15 ans, il a fait sur son oreille gauche trois piercings :
-L'industriel
-Hélix (le cartilage)
-Le lobe (premier piercing)



MENTAL
La philosophie derekienne.


Derek est un garçon hyperactif plus que brillant, il le sait et il en joue. Il aime utilisé son intelligence pour manipuler son entourage et sa perspicacité l'aide à dresser très vite le portrait des gens qu'il connait. Ainsi son esprit d'analyse lui facilite sa domination sur les autres et fait de lui un leader. Même si sa façon d'obliger les autres à le suivre est discutable, il reste quelqu'un extrêmement lucide et réaliste qui ne nuit pas autrui sans raison. Il a une part de lui très mature et pourtant il se conduit parfois comme un enfant gâté.

Comme tous les gosses, il est avide de jeux et de défis intellectuels. Il est mauvais perdant et ne joue que dans le but de gagner. S'il échoue, il peut se montrer très colérique. Il est têtu et fonceur mais connait ses limites et sait se poser et réfléchir. Derek arrive facilement à se concentrer en situation d'urgence.
Il est aussi très joueur avec ses conquêtes amoureuses. Il est romantique et son éloquence lui facilite la tâche. Cependant cela ne dure qu'un temps, c'est un infidèle. Il peut être aussi bien avec un homme qu'une femme car il se fiche de l'avis d'autrui.

Derek est égoïste mais il fut une époque de sa vie où pour une poignée de personnes il était prêt à tout et était même imprudent. Pour aider quelqu'un qu'il aime, il peut mentir avec beaucoup d'aisance.

Il n'utilise cependant pas que son intelligence à des mauvais dessins ou à des intérêts purement personnels mais aussi pour créer. C'est un inventeur de génie avec un logique à toutes épreuves. Très bon au jeu d'échec, d'ailleurs,et au poker.

Derrière la maturité et l'assurance, au delà de l'air enfantin et gâté, une personne plus sombre se cache. Un garçon qui aime voir la neige tomber en étant assis près d'une fenêtre avec un chocolat chaud dans les mains et aussi une personne polyvalente appréciant autant la musique classique que de la pop ou du rock, admirant les chef-œuvre cinématographique mais ne crachant pas sur des série B américaines. Il est adoré et détesté mais il s'en moque tant qu'il a un appareil photo, un crayon et une feuille de papier ou un jeu vidéo, il est heureux.

Il n'aime pas les gens qui s'écrasent et n'affirment par leurs opinions. Il déteste les vieux car ils sont le symbole d'un déclin physique mais aussi et surtout mental. Il trouve répugnante la nourriture américaine sauf les gâteaux appelés : «oreo» et mange souvent des pocky, mikado japonais.

Derek se lasse très vite et passe d'une activité à l'autre. Depuis qu'il est tout petit, il a toujours eu besoin énormément d'attention et d'une stimulation intellectuelle constante. Il est hyperactif et il lui arrive de courir tôt le matin pour évacuer le stress et son trop plein d'énergie. Il adore le sucre mais ne peut pas en manger à volonté à cause de ça et n'a pas le droit à la caféine, qu'il n'aime pas de toute façon. S'il en consomme, le jeune homme ne dort pas de la nuit. Néanmoins même s'il sait que ça n'est pas dans son intérêt, il tente sans cesse de transgresser les règles et pas que pour les aliments qui lui sont interdits...

Il refuse en bloc la discipline et ne fait que ce qu'il entend. C'est sa devise pour être heureux.

Derek a toujours eu des problèmes d'insomnies en partit dû à son hyperactivité, cependant après le traumatisme du suicide de son grand frère, il est définitivement devenu insomniaque.

Derek est un fan d'ordinateur et de jeux vidéos. Il adore jouer aux échecs contre des adversaires dignes de ce nom. Il y joue depuis son plus jeune âge. Derek a une fascination pour une pièce en particulier de l'échiquier : Le cavalier. Ceci est sans véritable raison. Il bouge d'ailleurs par habitude en priorité ces deux pièces. Il aime énormément dessiner et jouer du violon depuis l'âge de 8 ans. Il a l'œil et est un très bon photographe. Il affectionne immortaliser les paysages déserts ou les rues de Londres sous la pluie.

Positif:- Il aime regarder la neige tomber alors qu'il est au chaud et en train de dessiner tranquille avec le bruit reposant du feu qui crépite.
-Regarder les mouvements délicats et subtils de son chat noir, Satan. Mais aussi entendre son ronronnement adorable et irrésistible.
-Fumer uniquement les jours de pluie en attendant qu'elle s'arrête.
-Jouer du violon tôt le matin ou tard le soir.
-Séduire et être séduit par des filles ou des garçons.
-Finir un jeu vidéo en temps record, créer des virus et trafiquer les ordinateurs.
-Boire du chocolat chaud le matin et du whisky coca en soirée.
-Sa mère et son frère.

Négatif:-La pluie.
-Vieillir et son anniversaire.
-S'ennuyer.
-Perdre son temps.
-Les gens qu'il estime stupides.
-Les gens bruyants.
-La solitude.
-L'école, qui l'a toujours ennuyée.
-Son père et son grand-père du côté paternel.




HISTOIRE
Histoire d'un enfant gâté.


Il était confortable installé dans la voiture qu'il l'amenait vers l'inconnu , vers un orphelinat. Sa tête était appuyée contre la vitre et le regard vide, les yeux à demi-clos, il regardait impassible des paysages allemands. Ils défilaient les l'un après les autres et se ressemblaient cruellement. Il ne voyait que des sortes de lac dans des pleines vertes plus que banales.

Le jeune homme ne pouvait que constater que la pluie de Londres lui manquait alors que du temps où il vivait là-bas, il la haïssait. Il se souvenait parfaitement de cette pluie si particulière et indescriptible, qui l'énervait au plus haut point et qui l'obligeait à fumer pour retrouver un peu de calme.

Cela faisait un an qu'il était en Allemagne, un an que cette insupportable pluie l'avait abandonnée. Est-il masochiste ? Non, l'adolescent était juste un peu mélancolique et nostalgique. Sa terre natale, ses racines... On a toujours un pincement au cœur quand on quitte un endroit pour aller nulle part... C'est pour ça qu'il chercha un repère.

Il ferma totalement les yeux et imagina la pluie londonienne et le bruit qu'elle faisait en martelant une vitre. Cela le ramena à un souvenir, son plus lointain souvenir. Alors l'espace d'un instant, il redevint un petit garçon...

Dans un premier temps, il n'y avait que du noir... Et puis, le bruit de la pluie tapant sur une fenêtre et se mélangeant au bruit d'une horloge. Cette insupportable horloge qui résonnait dans toute la pièce avec le tic tac de son aiguille martelant les secondes. Après l'ouïe, le troisième sens perceptible était le toucher. C'était chaud, molletonneux et extrêmement doux. Le contact des draps sur sa peau était rassurant et agréable, puis vient l'odorat, une odeur de fraîche de lessive venant de l'oreiller suivit de celle douce et sucré du chocolat, se trouvant sur la table de nuit à côté du lit.

L'enfant sortit la tête de sous les draps, alluma la lampe de chevet et se précipita vers l'horloge accrochée à un des quatre murs de sa grande chambre remplie de jouets. Il plissa les yeux et après un effort de concentration, il parvint à lire que la petite aiguille était sur le cinq donc 5 h et la grande sur presque trente cinq donc 34 minutes.

«-5 h 34 du matin, soupira le gamin, dans une heure tout le monde se lèvera et on fêtera mes six ans.»

Cette pensée le rendit tout excité et il se dirigea vers son lit, pour se remettre dans les draps, en sautillant. Il attrapa un livre. Un bouquin terriblement particulier qu'il voulait absolument lire et c'était pour ça qu'il avait forcé sa mère à lui apprendre à lire en juin. Les règles complètes du jeu d'échec étaient entre ses mains.

Il voulait battre son frère, Andrew, de quatre ans son ainé. Son père disait toujours de lui qu'il était doué à ce jeu alors lui aussi il pouvait le faire et comme il lisait, il perdit la notion d'un temps et 6 h 30 arriva rapidement. A ce moment là, il ferma son livre et le laissa sur le lit. Il descendit rapidement le grand escalier et arriva à toute vitesse dans la salle à manger.

«-Derrick, mon ange, ne cours pas, tu vas te faire mal, conseilla doucement une voix familière avec un léger accent allemand, avant qu'il pénètre dans la pièce claire où tout le monde prenait son petit déjeuner.»

L'enfant s'excusa, entra calmement, salua les membres du personnels présents et alla ensuite directement vers une femme, à la peau blanche, au long cheveux noirs lisses et aux yeux en amandes de la même couleur et aux longs cils. Il embrassa sa mère, qu'il trouvait si belle, le sourire aux lèvres, tandis que brûlait dans son dos, le regard menaçant d'un père trouvant ce gamin bien trop démonstratif.

Derek s'installa au côté de son grand frère, un garçon aux cheveux châtains comme ceux de son père et aux yeux de sa mère. Ce dernier en souriant le taquina en disant que c'était son anniversaire aujourd'hui et que tous les cadeaux étaient pour lui. Le petit garçon se révolta évidement, ce qui amusa grandement Andrew, qui lui ébouriffa avec tendresse ses cheveux noirs déjà très indisciplinés. Son grand frère lui chuchota à l'oreille de ne pas s'en faire, aujourd'hui c'était sa journée.

Ce 19 juillet était parfait. Derek était ravi jusqu'à l'ouverture de ses cadeaux. Ils se composaient d'un tonne de jouets, de son propre échiquier mais pas de ce qu'il voulait le plus au monde. Il ne supportait pas de ne pas avoir ce qu'il désirait et son air réjouit se transforma en un air boudeur. Quand sa mère lui demanda ce qu'il n'allait pas, il se mit à hurler.

«-Je voulais un chaton ! Brailla-t-il en pleurant.»

Comme il hurlait, sa mère se mit à son niveau et le supplia d'arrêter de pleurer. Elle n'aimait pas voir son enfant en larmes mais aussi, elle avait peur de voir son mari arriver. C'était un homme déjà assez violent et furieux comme ça... Il ne supportait pas le bruit alors s'il entendait son fils, elle n'osait pas penser à ce qu'il arriverait.

Elle tenta de calmer son enfant en disant que son père n'aimait pas les animaux mais que ça n'était pas grave, elle lui achèterait ce qu'il voudrait pour vu qu'il cesse de pleurer. L'enfant ne stoppa pas et continua à hurler dans le salon. Son frère ainé revint dans la pièce alerté par ses cris.

Comprenant rapidement la situation, il tenta à son tour de le faire terre mais son père finit par attendre la scène et se dirigea d'un pas lourd faire vers yeux.

Il entra en hurlant et l'enfant effrayé s'enfuit, passa la porte d'entrée, manquant de faire tomber une femme de chambre en la bousculant alors qu'elle tenait une pile de linge. Il courut ensuite jusqu'aux barrières limitant le domaine. Pour arriver là-bas, il dut traverser tout le vaste jardin. Un fois arrivé, à la limite, il s'assit dessus et regarda dans le vide, les larmes aux yeux.

Il était malheureux et déçu. Il allait recommencer à pleurer quand quelqu'un le rejoignit.

«-Pourquoi tu pleures ? Demanda un garçon aux yeux verts brillants et aux cheveux châtain.

-Qui es-tu toi ? Déclara Derek en tentant de faire une grosse voix.»

Le garçon rit en se passant une main dans ses cheveux à la couleur singulière, puis il expliqua qu'il était le fils du jardinier avant de lui retourner la question.

Derek était très étonné et il ne put s'empêcher de laisser quelque peu éclater son orgueil.

«-Comment ? Tu ne me connais pas ? Je suis Derrick Edwin Wesley McLivingstone Weidinger.

-Oh ! Pardon, je ne savais pas que vous étiez le jeune maître, s'inquiéta le garçon.

-C'est bon, ne te fatigue pas... Ça m'est égal. Et donc tu es ?

-Alan ! Enchanté !»

Là, une amitié se créa. Derek raconta sa déception et sa fuite et Alan sa vie sur la propriété. Comme il est facile de se lier d'amitié avec quelqu'un quand on est un enfant...

Pendant ce temps, une dispute venait d'éclater dans la maison entre mari et femme. Fergus, le maître de maison, hurlait sur sa femme qu'elle avait mis au monde un enfant stupide et inutile. Une source d'ennui qui ne savait pas se tenir. Il déclara qu'il fallait qu'elle l'éduque.

Franziska, la mère de Derek, défendit son fils en répliquant que c'était un enfant brillant et qu'il était normal qu'il soit immature vu qu'il n'avait que six ans

«-Mais ma chère, Andrew n'a jamais été aussi ridicule. Il ne sautait pas partout.

-Fergus ! Chaque enfant est différent ! Derrick a du génie. Il sait déjà lire et compter. Il se pose des questions que Andrew ne s'est jamais posé. Derek est brillant et curieux.»

Monsieur McLivingstone allait répliquer quand il aperçut son fils cadet devant la porte qui venaient de rentrer et les avait écoutés. Il dit à sa femme que le sujet était clos, puis il sortit en bousculant l'enfant et il alla s'enfermer dans son bureau.

Sa mère vint le rassurer en lui disant que cela n'était rien. Cependant le lendemain de son anniversaire, Derek ignorait complètement que son père venait de faire venir un grand précepteur allemand pour l'éduquer.

Quand Ludwig Muller arriva d'Allemagne au domaine McLivingstone, il ignorait que l'enfant dont il allait devoir s'occuper été aussi indiscipliné mais aussi si intelligent. Déjà, son air méfiant lui avait fait rapidement comprendre qu'il allait en baver. Pendant son premier cours, il fut presque le seul à parler jusqu'à ce qu'il sorte un livre et propose à son jeune élève de lui apprendre à lire.

L'enfant écarquilla les yeux avant de lui répondre cash : «-Vous me prenez pour un idiot ?»

Derek expliqua ensuite qu'il savait déjà lire et compter. Il lui parla ensuite allemand.

«-Vous êtes déjà bilingue ?

-Ma mère est allemande, on se parle généralement en allemand.»

Il commença à comprendre à qui il avait affaire alors il sortit un vieil échiquier. Ludwing ne fut pas étonné quand l'enfant déclara savoir déjà jouer. Ils firent une partie d'une heure que Derek remporta. Le cours se termina et la mauvaise mine de son élève avait disparu, il lui souriait.

«- Vous avez environ vingt trois ans, non ? Demanda l'enfant avant de quitter la pièce.»

Monsieur Muller n'eut pas le temps de répondre car il resta bouche bée et l'enfant était partit quand il se remit de ce choc. C'était son âge exact mais ce qu'il ignorait c'était que Derek l'avait entièrement analyser.

Quand le professeur parla à son père, il confirma qu'il était d'une intelligence remarquable. Monsieur McLivingstone grimaça car il n'était pas convaincu et le fait que son fils ait pu le battre aux échecs, le faisait douter de ses compétences.

Finalement dans la soirée, Fergus invita son fils cadet à le rejoindre dans son bureau et à jouer avec lui. Il ne put que constater que son enfant âgé de seulement six ans venait de lui prendre très rapidement sa dame et de faire échec au roi. Bien que le maître de maison gagna la partie, il trouva son fils soudainement plus intéressant.

«-Écoute-moi Derrick, tu vas maintenant t'entraîner pour me battre mais aussi ton frère. Cultive-toi en arts et en sciences.»

L'enfant quitta silencieusement la pièce et au lieu de retourner dans sa chambre, il ouvrit la porte d'entrée et s'enfuit en courant dans la nuit vers la barrière au fond du jardin. Il y retrouva son nouvel ami.

«-Hey ! Mister D ! Regarde, cria le jeune domestique en courant vers lui un chaton tout noir dans les bras.

-Alan ! Père a été gentil avec moi aujourd'hui !»

Derek raconta sa journée et s'extasia devant le bébé chat si doux, si mignon et si poilu. Alan se réjouit pour son ami et lui demanda s'il pouvait lui apprendre à jouer aux échecs. Le petit maître de maison lui en fit la promesse avant de rentrer et de se coucher. Ils se dirent au revoir en sachant que demain ils se reverraient.

Deux ans passèrent ensuite et Derek commença à s'intéresser aux jeux vidéo. Il eut une nouvelle console : Une gameboy color. Il terminait rapidement les jeux et apprit à se servir d'un ordinateur. Il commença le violon comme son grand frère et finit par battre ce dernier aux échecs.

Ludwing lui apprit à jouer au poker en secret à la place des cours de mathématiques que l'enfant de huit ans n'écoutait jamais et dans lesquels il passait son temps à dessiner et à regarder par la fenêtre.

Le soir, Derek retrouvait Alan pour une petite partie d'échec qu'il gagnait toujours. Ils se racontaient leur journée et jouait avec le chat qui avait bien grandi. C'était son meilleur ami et il ne voulait pas être séparer de lui. Ils se firent la promesse que quand ils seraient adultes, ils quitteraient cet endroit et vivraient ensemble en ville.

Ils aimaient tous les deux après la pluie contempler le ciel bleu surtout quand il y avait un bel arc-en-ciel. Ils s'allongeaient dans l'herbe et écoutaient le vent faisant bouger leurs cheveux.
«-Dis Alan, tu sais ce qui fait la forme de l'arc-en-ciel ?

-Non et toi, tu le sais ? Demanda son camarade avec un sourire complice signifiant qu'il connaissait la réponse de Derek.

-Oui ! C'est à cause des gouttes d'eau en suspension dans l'air. Sa forme arqué est due à la forme d'une goute d'eau. Lorsque la lumière pénètre dans une goutte d’eau celle ci agit comme un prisme c’est à dire que les composants de la lumière solaire vont être déviés en passant de l'air à l’eau, mais pas tous de la même façon: le rouge sera peu dévié, le jaune un peu plus, etc, et le violet sera très dévié.

-Wah, tu en sais des choses ! Au fait ton hyperactivité et tes insomnies, ça va ?

-Avec les médicaments, ça va mieux, rassura Derek en se relevant, bon il faut que je parte, Ludwig m'emmène en centre ville pour me faire une sorte de test. C'est pour voir mon quotient intellectuel.»

Ils se dirent au revoir et Derek ignorait que ce test allait révéler un Q.I que seuls sa mère et Monsieur Muller avaient pu anticiper. Son père, apprenant que son fils était un génie, se détourna d'Andrew, qui malgré son amour pour son frère commença à nourrir une jalousie et à se sentir délaissé.

Les deux années qui suivirent, Derek devint un prodigue du violon et se trouva une nouvelle passion pour la photographies. Il commença à créer des virus et essayait toutes les consoles de jeux.

Le 19 juillet 2004, à l'occasion de son anniversaire, Derek reçut un magnifique échiquier et du matériel de dessins mais son plus beau cadeau fut celui de son frère qui lui offrit sa casquette fétiche avec son initial A écrit dessus. Cependant , ce que son petit frère ignorait c'était qu'il lui faisait un cadeau d'adieu. Le soir même, il fut retrouvé pendu et Derek n'apprit que plus tard que la raison de cet acte était dû à son père, qui la veille lui avait déclaré qu'il n'était pas à la hauteur de son petit frère et qu'il n'était maintenant plus très intéressant.

Derek commença à le détester. En effet, cet homme l'avait rejeté jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il était brillant puis c'était servi de lui et avait tué son frère... Son modèle... A cause de ce type, sa mère, si belle, qu'il aimait tant, était effondrée et ne quittait plus la chambre.

Cette année fut l'année de la rupture. Les malheurs persistèrent. Il s'ennuyait de plus en plus en cours et Ludwig n'y pouvait rien. Il passait ses journées à s'occuper de sa mère et à rester avec Alan.

Alan... Il l'avait aidé et soutenu... Et malgré ses dix ans, il venait de comprendre qu'il l'aimait plus que comme un ami... Plus que comme un frère... C'est son premier garçon et un soir tous deux assis sur une barrière, il était là à lui remonter le moral tant et si bien qu'il l'embrassa sur les lèvres... Son premier baiser... Ce qu'il ignorait c'est cela faisait un petit moment que Fergus trouvait leur relation étrange et ne l'appréciait. Il pensait qu'il influençait son fils et il se suivait discrètement.
Par conséquent, l'impitoyable maître de maison les surprit et décida d'éliminer l'élément Alan.
Il le convoqua les jours qui suivirent dans son bureau et le manipula. Il lui offrit ce qu'un employer comme lui n'aurait jamais pu espérer. Il lui donna un l'argent pour partir faire des études en France.

Alan ne put résister même s'il adorait Derek et il fit le soir même sa valise. Le lendemain matin, il vint dire au revoir à ce dernier, qui s'installa sur la barrière pour regarder partir la voiture, emportant son premier amour.

Le jour de son départ, quelque chose se brisa. Derek ne croyait plus en l'amour et se doutait bien que son père était mêlé à tout ça surtout quand ce dernier le rejoignit sur la barrière et lui expliqua que c'était mieux ainsi. Il passa un pacte avec son fils.

«-Je t'enverrai en France si tu continues le violon, que tu deviens un grand artiste et scientifique et que tu me bats aux échecs. Concentre-toi sur tes cours et n'oublie pas, même si tu retrouves cette pauvre petite chose, ne nous déshonore pas !»

Ces paroles finirent de le faire haïr par son fils qui attendit qu'il soit partit pour hurler et donner de violents coups de pied à la barrière. A partir de ce moment là, la demeure ne fut qu'un vaste lieu vide. Sa mère ne sortait toujours pas de sa chambre, son père quittait son bureau pour le tester et Derek allait en cours sans motivation.

Il s'échappait régulièrement de la maison et à douze ans commença sa carrière de coureur de jupons, à fumer les jours de pluie, à mépriser tout le monde. Il passait ses journées solitaire et il détestait être seul. Il se demandait comment quelqu'un qui avait été tellement aimer pouvait finir seul. Derek avait la certitude que Dieu n'existait pas et que cette vie était merdique.

Le jour de ses quinze ans, il finit de détester fêter son anniversaire. Son père avait pénétré dans la chambre de sa mère tôt le matin. Il avait violemment ouvert la porte, s'était emparé d'elle en lui serrant le poignet et lui hurlait que son fils était mort depuis cinq ans maintenant et qu'elle devait fêter l'anniversaire du prodigue vivant. Il la fit descendre de force l'escalier et la traîna jusqu'au salon. Il l'assit de force sous le regard désarmé de Derek.

«-Cette chose n'est pas mon ange... Ça n'est que ta création, tu me dégoûtes Fergus... Mes deux fils sont morts par ta faute, cracha-t-elle.»

Monsieur McLivingstone la gifla et Derek qui ne supportait pas ce qu'il venait d'arriver s'enfuit et partit à Londres. Une fois qu'il fut en ville, il était perdu et se baladait sans but dans les rues, puis quand il vit un salon de piercings, il eut une idée. Son frère en avait toujours voulu un au lobe. Il pénétra dans la boutique et sans réfléchir se fit percer.

Il rentra et avant de passer la porte d'entrée, il découvrit, camouflé dans l'herbe, le corps du chat noir qu'il avait tant aimé mais étrangement ça ne lui faisait rien. Quand il entra son père l'attendait dans le hall d'entrée et il aperçut immédiatement le piercing. Il ordonna de l'enlever et commença hurler qu'il avait une attitude inadmissible, d'un il s'enfuyait et ensuite se faisait cette merde.
Derek le fixa droit dans les yeux avant de se rebeller enfin contre ce type qui lui avait pourri la vie.

«-Je t'emmerde, pauvre connard, lâcha-t-il froidement.»

Les conséquences furent sans appel. Son père lui laissa cinq minutes pour rassembler ses affaires et partir. Derek prit son matériel de dessin, son appareil photo et son violon. Pourtant, il n'aimait pas vraiment cet instrument. Il le faisait pour le plaisir pour suivre son frère néanmoins au moment de le prendre, il se dit que s'il le gardait c'était bien pour lui. Il prit ses objets fétiches soit la casquette et son ipod. En franchissant la porte, il leva la tête vers la fenêtre de sa chambre puis vers celle de sa mère et la vit. Elle lui faisait un signe de la main et il put lire sur ses lèvres cette phrase discrète : «-Je suis heureuse, mon ange est vivant.»

Il sourit les larmes aux yeux et partit sans se retourner.

Dehors il pleuvait et quasi-machinalement, il alla s'installer sur la barrière. Derek alluma une cigarette et vit passer la voiture de Monsieur Muller que son père avait renvoyé. Ce dernier s'arrêta et lui dit qu'il rentrait en Allemagne. Il lui ouvrit la portière et lui dit : «-Viens ! Monte ! Je t'emmène avec moi !»

Il habita environ une année chez Ludwig en Allemagne. Cependant, son professeur tomba amoureux et devait se marier le mois prochain. Il voulait fonder une famille et sa compagne ne souhaitait pas s'occuper d'un adolescent qu'elle ne connaissait pas. Derek la détestait de toutes façons. Entre temps, il avait fait deux piercings de plus l'industriel et Hélix. Il avait trouver un chaton noir aux yeux verts abandonné, un jour de pluie, il éveillait en lui tellement de souvenir et sans raison il l'avait adopté et nommé Satan. Il lui avait mis un collier avec un plaque sur laquelle était inscrit 666.

Monsieur Muller était ami avec quelqu'un qui travaillait dans un orphelinat . Il le fit admettre là-bas et aujourd'hui à bientôt 16 ans, Derek est sur la route.

Le bruit de Satan dans sa caisse de transport lui fit ouvrir les yeux et le son de cette pluie imaginaire s'éloigna.

«-Ça tombe bien que tu sois réveillé, nous arrivons, lança Ludwig, tu vas te plaire là-bas, tu verras !

-Je ne dormais pas, répondit simplement son élève avec un air inexpressif.»

La voiture s'arrêta devant l'immense grille de l'orphelinat où était écrit avec des lettres métalliques noires le nom de cette école. Derek sortit de la voiture en silence et prit une profonde respiration. La fin d'une chose... Le début d'une autre...


Derek McLivingstone au présent :

Depuis ce jour, il avait vécu dans cet orphelinat. Là-bas, il avait fait la connaissance de Lawrence Campbell.

Qu'est-ce qu'une rencontre au fond ? C'est peut-être simplement mettre un nom et un prénom sur un visage. C'est sûrement discuter avec une personne, la connaître superficiellement et lui dire au revoir. Oui, souvent, une rencontre c'est cela. Un échange monotone, qui peut se répéter quelque soit les personnes en présence. Pourtant, quelques fois, une rencontre devient un petit miracle. Sur quoi repose ce changement ? Comment tout peu basculer en un battement de cils?

C'était le quotidien de Derek avec Lawrence. Il pouvait arriver le pire comme le meilleur. Tout allait vite. Les désirs et les envies s'enchaînaient à une allure folle et c'était un monde à part. Une dimension particulière où il n'y avait que eux deux. Sa vie s'était Lawrence Campbell. Ses battements de coeur s'étaient les moindres mots qu'il lui offrait tous les yeux. Son souffle c'était les sourires qu'ils pouvaient lui faire naître sur les lèvres. L'univers de Derek McLivingstone à présent tenait dans deux iris azures.

Une rencontre sur un toit avait démarrée leur histoire. Ca n'était rien du tout. Ou plutôt, ce la devait être un jeu comme les autres. Il devait éplucher ce petit blond, le traquer et sonder ses yeux bleus pour en faire sortir toutes ses petites choses jalousement gardées. Pourtant, il s'était perdu dans ses yeux, dans les mensonges qui sortaient de la bouche de Lawrence, dans ses désirs et envies, puis au final en lui.

Derek était devenu totalement addict à Lawrence, c'était un fait. Il ne pouvait pas passer une journée sans lui et malgré sa promesse de ne plus aimer, malgré son rejet d'une idée de relation de couple, il avait cédé. Il lui avait tout cédé. La moindre parcelle de lui-même lui avait été délivré et au lieu de découvrir les petits secrets du blond, il lui avait ouvert les siens sur un plateau. Un sentiment sans limite le parcourait à présent. Un amour qui grossissait de jour en jour et le dévorait.

Il voulait appartenir à Lawrence et que celui-ci lui appartienne et c'est ce qui arriva. Ils s'apprivoisèrent en quelques jours, s'aimèrent, s'embrassèrent, ne firent qu'un, encore et encore, inlassablement, toutes les nuits. Au delà des conflits et des différences entre eux, ils ne se lâchaient plus, liés envers et contre tous. Malgré les névroses de l'un et l'autre, Derek ne pouvait s'en séparer et le laisser. Le perdre c'était mourir. Le perdre c'était accepter que le bonheur ne reviendrait plus. Hors Derek McLivingstone ne veut vivre que pour être heureux et sans Lawrence Campbell maintenant c'était chose impossible.

Quelque chose de différent était né sur le toit où ils s'étaient rencontrés et ce jour-là, il avait enfin retrouver le chemin de la maison. L'amour était revenu du néant, plus triomphant qu'avant et Derek ne regrettait rien. Non vraiment, rien du tout.

Et puis les mois avaient passé. Les choses changent. La seule vérité dans ce monde, c'est bien l'inconstance des sentiments. Il ne promettrait plus jamais à qui que ce soit de l'aimer pour toujours, car dans la vie rien n'est définitif. Tout se dégrade. Deux ans de relation avec Lawrence s'achevèrent dans le courant de l'été 2012. Son grand amour avait fini par atteindre les limites. Les querelles et les conflits avaient glacé Derek qui ne voyait plus où était la finalité de tout ça. Lawrence avait rompu une ultime fois sur le toit de l'académie, là où tout avait commencé et le jeune McLivingstone, maintenant âgé de 18 ans, prit la décision de le laisser partir. Partir pour de bon. Le blond avait même quitté l'académie. C'était terminé et il n'avait plus ni contact ni nouvelle. Sans mieux ainsi. L'héritier des McLivingstone attendait que le temps termine de balayer ses sentiments contradictoires et qu'il puisse repartir sur de nouvelles bases, ou plutôt les anciennes. Retourné à sa vie d'avant, même si plus rien ne serait vraiment comme avant. A part peut-être se refaire cette promesse : Je ne tomberai plus jamais amoureux. La vie est un éternelle recommencement et les jours de pluie, il allait fumé sur le toit comme au bon vieux temps, en bon cartésien désabusé.



CAS PARTICULIERS
Beautiful disaster !


Excellence
QI de l’élève ;Il est très élevé mais préfère le garder pour lui.
Spécialités ;Il dessine vite et très bien. Derek fait de magnifiques photographies artistiques et est très bon en informatique. C'est un bon violoniste. Il a beaucoup de culture et de logique.

Il dessine d'ailleurs sur tout ses cahiers de cours dès qu'il s'ennuie ou s'il n'a pas de papier sous la main, il peut griffonner sur les tables. Cela lui permet de faire abstraction de ce qu'il trouve totalement chiant. Le domaine artistique. Il a une certaine sensibilité.

Tout ce qui est scientifique. Il est mauvais en maths car il déteste cela et ne se donne pas les moyens de réussir. Le fait qu'il ne s'entraîne jamais le rend moins bon en calcul mental que les autres génies. D'ailleurs il s'endort souvent sur son bureau en maths, physique et sciences.



VIE SOCIALE
L'ex roi des onenight.


Il ne pense rien des autres. Derek se pense simplement intellectuellement supérieur et pour lui c'est l'essentiel. S'il peut flirter avec quelques personnes, il le fera sans hésiter. S'il peut se faire des amis tant mieux mais s'il n'en a pas tant pis car pour lui les plus grands génies sont les plus grands incompris.

Du moins, cela, c'était avant de rencontrer Lawrence Campbell. A l'époque, son monde était devenu lui. Il avait quelques amis proches et aimait, et aime toujours, analyser les gens mais son principal centre d'intérêt c'était ce jeune homme, son ex petit ami. Il l'aimait passionnément et ne comptait pas le laisser s'enfuir. Sous aucun prétexte. Un amour fusionnel qui engendrait des disputes virulentes mais des réconciliations sur l'oreiller. Que ce soit clair, Derek appartenait corps et âme à Lawrence Campbell et vise vers cela. Du moins, c'était ainsi avant. Il avait fait tourner tout son univers autour de ce garçon et lorsque leur relation c'est réellement dégradé puis terminé, il eut beaucoup de mal à passer à autre chose, mais il commence petit à petit à retrouver ses amis, ses sortis, sa vie de noceur. Derek McLivingstone revient, lentement mais sûrement. Il apprécie également Eliza comme une soeur, une grande soeur sévère avec qui il a un lien privilégié.

D'un naturel curieux il va facilement vers les autres.



DERRIÈRE L'ÉCRAN
Sa joueuse nymphomane !


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Une remarque ? ; Un grand bravo à Kiki pour le design !
Nombres de visites hebdomadaires ? ; Le plus possible.
Codes du forum ; codes validés par Derek McLivingstone.

 

Maybe tomorrow - Derek McLivingstone ou Sherlock Holmes de poche.

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